Les écoles primaires de la commune de Saharidj utilisent, comme moyen de chauffage, des poêles à mazout dont la plupart sont anciens et vétustes, d’où de fréquentes pannes qui pénalisent les écoliers en bas âge.
En effet, il suffisait d’une négligence dans l’entretien de cet indispensable équipement pour le voir déclarer hors d’usage. Ces poêles, en plus de fonctionner avec du mazout qui dégage beaucoup de crasse (suie), sont composées de plusieurs éléments qui se bouchent rapidement, tel que les filtres, les carburateurs ou tube d’alimentation, d’où la nécessité de leur nettoyage quotidien sans quoi elles cessent de servir, ce qui représente une masse de travail assez importante pour les agents chargés de cette opération, sachant que chaque classe est dotée de l’un de ces appareils de chauffage et que chaque école en compte un minimum de10 classes en plus des blocs administratifs. Et cela pour une équipe d’entretien d’à peine deux ouvriers. Ces fréquentes pannes sont durement ressenties par les écoliers, notamment dans les communes de haute campagne, comme Saharidj et Aghbalou, où les températures en hiver descendent souvent de plusieurs degrés au dessous de zéro, notamment durant les mois de décembre, janvier, février et la première moitié de mars où les gelées, le verglas et la givre sont quasi quotidiens quand ce n’est pas la neige qui se met de la partie. A cela, s’ajoute la précarité sociale des parents, dont la majorité ne peuvent pas équiper suffisamment leurs progénitures en effets vestimentaires pour faire face aux affres climatiques. Si pour Aghbalou le problème risque de se prolonger, à cause du retard d’acheminement du gaz de ville, en raison de quelques contraintes que rencontrent les entreprises de réalisation, à Saharidj, par contre, le gaz est bel et bien arrivé réceptionné et mis en service par le wali il y a presque 20 jours, et rien n’empêche le raccordement des écoles, du moins ceux du chef-lieu communal, et cela, bien entendu, après le remplacement des vieux poêles à mazout par des chauffages à gaz de ville. Une source proche du secteur de l’éducation affirme qu’elles sont disponibles et que ces écoles seront dotées dés leur raccordement au réseau de distribution et la réalisation des installations intérieures. Le CEM et le lycée de Saharidj centre n’échappent pas à ces contraintes de chauffage, au même titre que ceux d’Aghbalou, soit à cause des pannes qui surviennent au niveau des chaufferies soit en raison des perturbations dans l’approvisionnement en fuel. Toujours est-il que sur ce volet, le plus difficile étant fait avec l’acheminement du gaz de ville, cette contrainte majeure de chauffage au niveau des établissements scolaires de Saharidj ne doit plus, en toute logique, se poser, pour peu qu’on accélère leur raccordement et le remplacement des équipements anciens par d’autres plus adéquats. Cela reste largement du domaine du possible.
Oulaid Soualah

