Une dizaine de lycéens des classes de terminale ont marché hier, à Alger, pour exprimer leur ras-le-bol concernant la décision du ministère de l’Education nationale, d’organiser les épreuves du Baccalauréat le trois juin prochain.
Les lycéens qui se sont rassemblés, hier, devant le ministère de l’Education nationale, ont exprimé leurs craintes quant à « l’impossibilité de finir le programme dans les délais fixés par la tutelle » et ils ont tenu à le faire savoir au ministre de l’Education en refusant de rejoindre les salles de cours. Les protestataires ont assuré que le temps qui reste pour les épreuves du baccalauréat n’est pas suffisant, et qu’il est impossible de terminer le programme dans une période pareille. De ce fait, les lycéens appellent le ministre de l’Education à limiter les cours concernés par l’examen « Il est impossible d’être prêts pour le bac en décrétant l’arrêt des cours pour la première semaine de mai » a estimé un des lycéens protestataires. Ces derniers assurent que le programme est trop chargé et cela présente un handicap pour le terminer d’ici le trois juin « les programmes sont trop chargés dans toutes les matières. En plus, on n’a même pas atteint la moitié du programme dans la plupart des matières essentielles », souligne une autre lycéenne. Pour rappel, le ministère de l’Education nationale avait porté avant-hier à la connaissance des candidats scolarisés au baccalauréat, que les épreuves de ce dernier seront le trois juin. Estimant que l’arrêt des cours pour les enseignants dispensés aux classe de terminale est fixé pour le dix mai « les élèves candidats à l’examen disposeront de la période allant jusqu’au trois juin, soit 23 jours, pour procéder aux révisions ».
Samira Saïdj
