Le Syndicat national algérien des psychologues, Snapsy, tire la sonnette d’alarme quant à l’urgence de la prise en charge du secteur psychologique en Algérie. Le président de cette institution autonome agréée depuis l’année 2004, par le ministère du travail, M. K. Keddad, a insisté, hier lors de son passage à notre rédaction, sur la révision d’importants dossiers qui paralysent la société. M. Keddad évoque, à cet effet la nécessité de prendre en charge les victimes de la décennie rouge du terrorisme. Un phénomène qui laisse des séquelles, jusqu’à l’heure actuelle. »C’est le moment de tirer des leçons qui nous permettront de franchir un pas vers la modernité. La psychologie a toujours été orpheline des sciences dans notre pays, malgré son extrême importance. Une société sans psychologie est une société malade. La population a, d’ailleurs du mal à accepter ou à prononcer ce mot. Nous refusons d’évoquer le mal avant de le prendre en charge », dira M. Keddad.Presque deux année depuis l’agrément du Snapsy, ses psychologues, des employés de la Fonction publique, ( de la solidarité, de la santé, du travail, du sport, de l’enseignement supérieur, de l’éducation et de la formation professionnelle), revendiquent, selon le président, la révision du statut spécifique, la revalorisation substantielle des rémunérations de tous les psychologues, l’inscription d’une réglementation relative à l’autonomie technique, rattachée aux actes professionnels, et l’officialisation de la charte d’éthique et du code de déontologie du psychologue. Dans un communiqué qui est parvenu dans la même journée à notre rédaction, les membres du Snapsy se sont réuni jeudi dernier pour débattre des différents problèmes que rencontrent leur syndicat. Les psychologues soulignent dans leur plate-forme, la création des postes budgétaires en nombre suffisant et à hauteur des besoins, la révision de la formation universitaire, l’institution d’une prime mensuelle d’encadrement pour les maîtres de stages, ainsi que de les inscrire sur une liste d’aptitude identifiée par l’université. Ils réclament également des postes de graduations suffisants et à hauteur des besoins ces psychologues praticiens, l’amélioration des conditions du travail, l’intégration des employés vacataires et contractuels, la reconnaissance du temps d’actualisation des connaissances et de recyclage. M. Keddad précise que plusieurs lettres de revendications sont adressées à plusieurs ministères dont deux ont été destinées au Premier ministre et au président de l’Assemblée populaire nationale.
Fazila Boulahbal
