Rahma annuelle et misère au quotidien

Partager

Douze mois sur douze, sept jours sur sept, et vingt-quatre heure sur vingt-quatre, les SDF et tous ceux que l’on appelle communément clochards ou sans-abri sont à la merci des âmes charitable qui leur accordent, de temps à autre, de quoi survivre, ou tout du moins, de quoi subsister. Si pendant le mois de carême, le couvert leur est assuré par les services de la municipalité où par ceux de la DAS, qui attribuent à ces pauvres hères, des repas chauds chaque soir dans les restaurants dits de “rahma”, il n’en est pas de même durant le reste de l’année. Pourtant, ils essayent d’exister à longueur d’année, et les structures d’accueil qui se créent à la veille du mois sacré, semblent être déconnectées de la dure réalité qu’endurent quotidiennement les SDF. Privés de toit et de nourriture, ils errent dans les rues et ruelles de la ville de Bouira pour quémander leurs pitances. Ils font peine à voir, tellement leur misère est évidente.Accompagnées d’enfants en bas âge, vêts de guenilles, même des femmes implorent la clémence des passants souvent indifférents ou alors dépassés par leurs propres soucis. Personne ne naît ou ne choisit de devenir mendiant, on le devient par la force des choses, et inutile de préciser qu’à l’origine, ces SDF étaient des citoyens de classe moyenne, avec un emploi, un gîte, une famille pour certains, mais qui n’ont pas eu la chance de réussir leur vie sociale. Une déchéance qui les a directement emmenées au plus profond des abysses de la misère, et dont ils ne sont apparemment, pas prêts de sortir si l’on se rappelle d’eux uniquement durant le mois de Ramadhan.

B. B.

Partager