Les jeunes oubliés

Partager

Durant notre tournée qui nous a conduits dans quelques hameaux, ce sont les cafétérias et quelques salles de jeu qui « accueillent » cette jeunesse. Amen-Greur, l’un des villages où la densité de la population règne puisque situé au centre de la commune, les jeunes enfants, dont la plupart sont des collégiens,y passent leurs soirées jusqu’à une heure tardive de la nuit. C’est d’ailleurs ce que nous a confirmés, Mohamed, rencontré à Amen -Greur : « Personnellement, ma journée c’est la nuit puisque je ne travaille pas, et à Ath Laâziz aucune infrastructure n’existe pour accueillir cette jeunesse,donc, leur destination reste ces cafétérias ». Il convient de signaler que même les jeunes des autres villages subissent le même sort que ceux d’Amen-Greur, à l’image de Maâla. Là à notre arrivée, un groupe de jeunes entoure une table et partagent un café. Le propriétaire de cette cafétéria nous signale que, des fois, les jeunes partagent un seul café, puisque le chômages est installé dans les villages d’Ath Laâziz. « Au moins, votre journal nous a fait une visite, pas comme ces « responsables », nous révèle un jeune. « Ils attendent la fin de 2007 pour qu’ils viennent avec leur programme plein de promesses », enchaîne un autre. Précisons que le village de Maâla s’est illustré par plusieurs fléaux, comme la toxicomanie et ce sont les collégiens du CEM qui en sont victimes. A ce sujet, des jeunes nous indiquent qu’à midi, vers la sortie des élèves, quelqu’uns sont « armées » par des boites de « chiques » et de « cigarettes”. Là, on est amené à s’interroger sur les moyens mis par les pouvoirs publics pour faire face à ce phénomène. Non seulement ce fléau mais aussi le vol s’accapare cette région. Pour preuve, dernièrement, et en espace de vingt jours, deux véhicules ont été volés respectivement aux villages d’Amen-Greur et d’Iaâlwachen. A ce titre, faudra-t-il attendre l’irréparable pour que les pouvoirs publics viennent au secours de cette population ?

A.Fedjkhi

Partager