Trarfa livré à lui-même

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A Trarfa, un village relevant de la commune d’Aïn Bessem et distant de 25 km du chef-lieu de Bouira, les habitants se plaignent de la dégradation de la route menant vers leur bourg mais aussi du manque flagrant de commodités. Ainsi, la principale route reliant ce village regroupant près d’une cinquantaine de familles au chef-lieu de la commune d’Aïn-Bessem est quasiment impraticable et n’a jamais été aménagée. Le visiteur de passage pourra constater d’énormes trous et flaques d’eau tout au long de la chaussée, ce qui contribue à l’isolement totale de cette localité notamment durant la saison hivernale, «Des fois, durant la période des fortes pluies, la boue bloque définitivement cette route et personne ne peut quitter son domicile, y compris les jeunes écoliers qui ratent leurs cours à cause de l’état déplorable de la chaussée mais aussi du manque de transport», se désole Halim, un jeune habitant de ce village. L’absence d’un réseau AEP est l’autre aspect soulevé par les villageois, qui sont alors obligés de recourir à l’achat des citernes d’eau avec des prix faramineux, notamment durant l’été où il arrive que même cette eau se fasse très rare, au grand désarroi des habitants. «Le barrage de Oued-Lekhal n’est qu’à quelques kilomètres d’ici. Je ne comprends pas pourquoi on ne raccorde pas notre village à son réseau d’eau potable, malgré nos multiples», nous dira un autre habitant. Aussi, les habitants souffrent de l’absence d’un réseau d’assainissement des eaux usées et du réseau du gaz de ville et bien d’autres carences telles que l’absence d’aires de jeu, d’éclairage public, ajouté à un manque flagrant de transport vers le chef-lieu communal. Les villageois souhaitent l’intervention des pouvoirs publics pour mettre un terme à un calvaire qui dure depuis trop longtemps.

Oussama K

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