Il est tout de même rare de voir un maire “s’adonner” à toutes les tâches conçues pour d’autres. S’ils sont élus, c’est pour gérer à partir de leurs bureaux.
Le temps en fait le reste pour donner une image des plus pathétiques des élus. Cette fois-ci, c’est le maire de Abi Youcef, daïra de Aïn El Hammam, qui donne un autre exemple. Sa circonscription étant située aux flancs du majestueux Djurdjura, Rachid Hami a fait troquer son statut de maire, donc, du premier magistrat de la commune, contre tantôt celui d’éboueur, tantôt conducteur d’engins pour dégager les routes fermées par la neige. C’est un exemple que nos concitoyens les maires et autres élus doivent suivre à la lettre. S’il arrive, de temps à autre, de voir des élus s’empresser “à accomplir” la tâche pour laquelle ils sont élus, il n’en demeure pas moins que des visées électoralistes, attendent au bout.
Pour Hami Rachid, que tous les citoyens de sa commune estiment pour sa disponibilité et son engagement, il est persuadé que tout ce qu’il fait pour le bien-être de ses concitoyens, relève, d’abord et avant tout, de sa mission. Il n’a pas attendu la fin de son mandat ou les intempéries qui bloquent toute la région de Kabylie pour prendre son bâton de pèlerin et accomplir sa tâche, mais, il s’est distingué durant “son règne” par une présence discontinue aux côtés des habitants de sa commune, par la célérité avec laquelle il répond aux doléances des plus nécessiteux. En somme, Hami Rachid, jeune maire de la commune des Ath Bou Youcef a décidé de rompre avec “sa stature” de maire, pour enfiler celle d’un élu désigné au service de ses électeurs.
S. S.
