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Le CLA et trois autres syndicats réclament leurs récépissés d’enregistrement

Le conseil des lycées d’Algérie (Cla) et trois autres syndicats autonomes de la fonction publique, toujours non agréés, ont décidé de réinvestir le terrain de la protesta pour faire valoir leurs revendications.

Ces derniers qui luttent pour leur reconnaissance, ne comptent pas lâcher du lest jusqu’à la prise en charge de leurs préoccupations. Le Cla, le Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’Education nationale (SNCCOPEN), le Syndicat national autonome de nettoiement et d’assainissement (SNATNA), et le syndicat national des travailleurs de la formation professionnelle, ont opté pour la tenue de plusieurs rassemblements, devant le ministère du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, à compter du mois de mars prochain.

Cette décision a été prise lors de la rencontre qui a regroupé les quatre syndicats autonomes de la fonction publique et autres, le 11 février dernier. « Nous considérons qu’a la veille du rendez-vous crucial que constituent les élections Législatives, pour un Etat de droit, les libertés syndicales ne sont toujours pas respectées dans notre pays », ont déploré les quatre entités syndicales dans un communiqué rendu public hier.

Ces organisations syndicales ont tenu à expliquer que « nos quatre syndicats sont victimes de la non-application de la loi 90-14 qui stipule qu’au bout de 30 jours s’il n’y a pas irrégularité dans les dossiers déposés, le syndicat a son récépissé d’enregistrement ». Tout en remettant en cause le droit à la constitution de syndicat, ainsi que le droit constitutionnel, ces quatre syndicats ont déploré le fait que « le ministère du Travail se met ainsi hors la loi, alors que l’Algérie est signataire de Conventions Internationales ».

En outre, les syndicats en question ont dénoncé vigoureusement « l’absence de politique réelle de négociations, même quand le syndicat est considéré comme partenaire social ». Dans le même contexte, les quatre organismes syndicaux ont indiqué que « nous ne devons pas baisser les bras devant l’arbitraire et le non-respect de la législation », dénonçant ainsi « l’absence de dialogue, et le mépris affichés de la part du ministère du Travail ».

L.O.Challal

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