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La salle de soins laissée à l’abandon

La salle de soins située prés de l’antenne administrative de la commune de Ain Zaouia demeure fermée depuis maintenant plus d’une année.

Les raisons de cette fermeture, sans préavis, de cette structure sensée être au service des malades des villages environnants, à savoir Izimouchene, Boumadene , Ifarhatene et Bouakache, pour des consultations et des soins médicaux, sont connus par les responsables de l’administration locale et la direction de l’EPSP de Boghni, auquel sont rattachées toutes les salles de soins de la région s’étendant entre Tizi Gheniff et Mechtras. Il S’agit de l’absence de conditions de travail pour le personnel médical et paramédical, dans une structure laissée en état de dégradation, notamment à l’intérieur de la battisse comprenant seulement deux pièces aménagées. En ce sens, il faut savoir que l’abandon de la structure est dû aussi au refus du médecin d’assurer les consultations en l’absence de moyens, de chauffage et des moindres commodités, à commencer par la structure en elle-même, non prise en compte pour bénéficier d’une opération de réfection, surtout que ses murs sont lézardés et ses fenêtres recouverte d’une couche épaisse de moisissure, en plus de l’insalubrité constatée à l’intérieur des espaces réservés au seul infirmier y exerçant à plein temps, lui aussi mis à la disposition de sa tutelle administrative.

De ce fait, ce sont des centaines de villageois qui se retrouvent privés de prestations, auxquelles ils se sont habitués depuis les premières années de l’indépendance, d’autant plus que la structure entre dans le cadre d’une politique menée par les services publics afin de mettre fin à l’exode vers les centres urbains.

Pourtant, il suffit seulement de mobiliser une petite enveloppe financière pour réhabiliter la salle et en engageant des travaux de réfection pour mettre en place un dispositif à même de permettre de la rouvrir.

A signaler que dans la même localité une unité de soins, réalisée dans le cadre des projets communaux, a été inaugurée l’année dernière à Kantidja, village connu pour son enclavement en raison du manque de moyens de transport.

M. Haddadi

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