Djamel Menad A propos de la décision du Ministère de la Santé de prendre en charge le dossier des anciens joueurs de l’EN – «Nous sommes d’accord pour une expertise»

Le Ministère de la Santé a décidé de prendre en charge le dossier des enfants handicapés des anciens footballeurs de l’équipe nationale des années 80, a annoncé hier, Maître Mourad Boutadjine, avocat des joueurs. «Le Ministère de la Santé a décidé de prendre en charge le dossier des joueurs dont les enfants sont handicapés », a déclaré M. Boutadjine à l’AFP. « Nous allons tenir une réunion très prochainement », a-t-il ajouté précisant que la commission chargée de cette affaire « sera composée d’experts du Ministère de la Santé des joueurs concernés et de moi-même ». L’avocat des anciens joueurs de l’EN a, toutefois, reconnu que « le Ministère de la Santé ne reconnaît pas encore qu’il y a un problème, il attend une expertise ». Contacté hier par nos soins, l’ex attaquant des Verts, Djamel Menad, dont une de ses filles souffre d’un handicap, et tout en saluant la démarche du Ministère de la Santé se dit également d’accord pour entamer une expertise allant jusqu’à demander une enquête afin de déterminer les causes, mais surtout, les responsabilités des uns et des autres dans cette affaire qui ne cesse de prendre de l’ampleur. « Nous saluons cette démarche du ministère et nous sommes d’accord pour entamer une expertise et, pourquoi pas, une enquête approfondie afin de déterminer les causes et situer les responsabilités de ce drame qui a touché plusieurs joueurs de l’équipe nationale et leurs familles », nous confia le coach du CRB qui n’a pas omis de souligner que lui et ses ex coéquipiers ne cherchent pas une compensation financière, mais tout simplement la vérité. «On cherche la vérité et, surtout, savoir pourquoi nous sommes arrivés à cette situation. Certains pensent que nous sommes entrain de demander de l’argent et d’autres ne cessent de distiller que nous sommes entrain de remettre en cause les brillant résultats réalisés par notre EN durant les années quatre vingt. C’est faux ! Ce que nous demandons, c’est tout simplement la vérité rien que la vérité et surtout situer les responsabilités des uns et des autres et nous éclairer, enfin, sur cette histoire de médecins russes qui nous ont utilisés comme des cobayes », ajoute notre interlocuteur qui se dit vouloir à travers cette démarche de ne pas voir d’autres sportifs revivre le même drame à l’avenir.

A. C.