M’Chedallah Nombre de communes enregistrent des avaries en matière d’AEP – La tempête de neige met à nu les lacunes du réseau

Il a suffi d’une poignée de neige pour que soit dévoilée au grand jour l’extrême fragilité des réseaux de distribution d’eau potable.

A commencer par les 56 logements et la cité Boukrif Aissa à la nouvelle ville de M’Chedallah ou l’eau jaillit à flot de sous terre inondant copieusement ces quartiers, dont le premier cas cité attend toujours le lancement de son projet d’aménagement malgré le fait qu’une enveloppe financière soit dégagée depuis plus de 08 mois. Ensuite, c’est à Raffour dans la même commune au niveau des 120 logements récemment livrés et occupés qu’un important éclatement de la tuyauterie prive les résidents de ce quartier d’eau. Pour ce cas, une source proche du secteur ampute les fréquentes avaries du réseau qui a une année d’âge à peine, à la mauvaise qualité de la matière utilisée, cela en parallèle à de multiples autres éclatements dans les divers quartiers de la même ville. L’avarie survenue à Thamourth Ouzemour, en plus de laisser les robinets d’une centaine d’habitations à sec depuis un mois, comporte de sérieux risques d’MTH, sachant qu’une rigole d’irrigation traditionnelle a été réalisée en plein air en parallèle au réseau AEP. Le point de captage de cette rigole d’irrigation n’est autre que…le rejet principal de l’assainissement de Saharidj. Le mélange des deux liquides reste une éventualité à ne pas écarter et il y a urgence à ce que cette avarie soit prise en charge. Pour Ahnif, c’est sur le réseau principal du transport d’AEP qu’est survenu un éclatement dès la deuxième semaine du mauvais temps à proximité de la base de vie des Chinois, à noter que ce réseau provient du captage de la source noire d’Illithen. Pour la commune d’Ath Mansour, une source crédible nous informera que l’avarie s’est manifestée au niveau des pompes du forage et que le lycée est le CEM sont alimentés à base de citernes tractées.

Le réservoir d’eau de Chorfa menacé par un affaissement de terrain

A proximité de cet ouvrage d’une capacité de 200m3, s’est produit un effroyable affaissement de terrain qui risque de l’entraîner tôt ou tard dans son sillage. Un mouvement géologique qui a été aggravé par les dernières perturbations climatiques selon une source du secteur de l’hydraulique. Notre source ajoutera qu’un éclatement de ce réservoir constituerait une réelle menace pour plusieurs habitations situées en aval. Nous apprenons de la même source qu’une commission technique de la daïra s’est rendue sur les lieux sans qu’une solution ne soit dégagée qui ajoutera que plus haut existe un autre château d’eau distant d’environs 800m d’une capacité de 500 m3 d’à partir duquel est alimenté le réservoir menacé. L’idéal selon toujours la même source bien au fait de la situation serait la suppression de celui-ci et l’alimentation même à titre provisoire de Chorfa à partir du premier château d’eau et qu’il suffirait de réaliser une nouvelle conduite de transport.

Rappelons que dans cette même commune la plupart des réseaux de distribution d’AEP sont anciens et vétustes sur lesquels surviennent de fréquentes avaries. Notons en conclusion que les chutes de neige à l’origine d’une sensible augmentation du débit des captages, par conséquent une augmentation des pressions, ont dévoilé toutes les carences de ces anciens réseaux de distribution d’AEP, ajoutées au bâclage dans la réalisation des ouvrages récents et l’utilisation d’une matière de mauvaise qualité pour ne pas dire contre faite et enfin au manque d’entretien.

Oulaid Soualah