Eboulements, glissements et affaissements menacent les villageois

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Les premières retombées de la longue période des perturbations qui se sont enchaînées sans relâche depuis 20 jours ,dont les deux premières semaines ont débuté par d’importantes chutes de neige auxquelles a succédé sans interruption, une autre vague de pluie fine qui n’ont pas manqué de laisser des séquelles.

Ces pluies frôlant les 70 mm sont arrivées après 04 journées ensoleillées qui ont marqué la fin des chutes de neige. Ce qui a immédiatement enclenché le processus de fonte de l’épaisse couche de la poudreuse.

Par conséquent , une sensible augmentation des ruissellements doublés d’une importante accumulation des eaux s’échappent par ruisseaux, ravins, fossés… L’importance du débit des eaux pluviales ajoutées à celles provenant de la fonte des neiges a fait que l’ensemble de ces moyens d’évacuation tant naturels que ceux aménagés se sont transformés en violents torrents et d’impressionnantes crues.

Un état de fait à l’origine d’éboulements, glissements de terrains chutes des pierres notamment au niveau de la RN30 Saharidj/Tizi N’Koulal et la RN15 Chorfa / Thirourdha. Cela sans évoquer les fréquentes avalanches en haute montagne le long de la chaîne du massif sud du Djurdjura qui surplombe ces deux communes.

Cependant , les infrastructures qui enregistrent le plus de dégâts restent incontestablement les pistes agricoles et forestières qui sillonnent dans tous les sens ces deux régions.

Le moins que l’on puisse dire à propos de ces pistes d’une inestimable utilité (sur le volet agricole, protection des forêts contre les incendies, et lutte anti-terroriste entre autre), est qu’elles sont à moitié endommagées notamment au niveau des ouvrages d’arts (ponts et passerelles) dont la majorité ont été emportés par les violentes crues.

Cependant les points noirs les plus apparents et pour le moins inquiétants sont enregistrés au niveau de la commune de Saharidj, notamment au niveau du chemin communal reliant Thimesguidha via Ath Oualvane au lieudit Ahriq Oucharidh.

Cette route qui traverse un profond ravin nécessitant l’aménagement de plus de 100m de gabionnage dans l’espoir de consolider la route sur sa partie basse, a été entraînée vers le ravin par un glissement du terrain.

A l’heure actuelle, ce tronçon de route constitue un véritable piège pour les nombreux usagers. L’autre point noir est le ruisseau qui traverse en plein milieu le village Ath Illithen menaçant ainsi les dernières maisons sur la partie basse qui surplombent ce cours d’eau qui grignote sur les deux rives au dessous d’un groupe d’habitations.

Dans le village Imesdhourar ce sont des rochers surplombant le village qui sont sérieusement ébranlés à leur base par l’érosion.

Cela pour ne citer que quelques cas les plus visibles qui nécessitent une prise en charge immédiate tout comme l’effroyable glissement du terrain d’Aârkov dans le village Ath Ivrahim commune de M’chedallah.

A noter que le plus difficile est à venir sachant que traditionnellement les éboulements et autres glissements de terrain les plus spectaculaires après un hiver vigoureux ne commenceront à se manifester qu’à partir de la mi-avril avec l’arrivée du beau temps et les débuts du réchauffement de l’écorce terrestre notamment au niveau des terrains composés d’argile et de terre glaise.

Les traces de ces impressionnants et anciens mouvements géologiques sont visibles en divers points à travers les territoires de l’ensemble des communes de la daïra de M’chedallah , notamment dans les Villages Ath Ivrahim et Allaouch où se forment des bourbiers dénommés localement  » Thalaqa  » qui n’ont rien à envier aux sables mouvants.

Oulaid Soualah

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