Le conflit opposant les membres du conseil national de l’ANR à propos de la légitimité de l’intérimaire, Amar Lounis, n’a pas empêché le parti de tenir son congrès extraordinaire vendredi à la salle des sports de Zéralda devant 700 délégués, représentant 41 wilayas. A l’issue de cette rencontre à laquelle étaient conviés Amara Benyounes, secrétaire général du MPA (ex-UDR) et Hocine Ali du MDS, Belkacem Sahli a été élu nouveau secrétaire général du parti dont les travaux ont pris fin vendredi soir à Alger. Ce dernier qui a ainsi obtenu 426 voix contre 36 voix pour son adversaire, M. Ferhat Djallal, succède ainsi à M. Amar Lounis qui s’est retiré après avoir assuré la présidence par intérim du parti depuis 2008. Dans une allocution à l’ouverture des travaux, le président par intérim du parti, Amar Lounis, a rappelé les conditions ayant entouré la création de l’Alliance nationale républicaine depuis 17 ans notamment “la crise sécuritaire qui menaçait l’existence de l’Algérie en tant qu’Etat et en tant que nation”. “En dépit des conditions difficiles dans lesquelles l’Alliance activait, nous avons pu constituer un noyau solide d’un mouvement politique dont les idées ont commencé à se répandre dans la société algérienne», a-t-il souligné. La preuve, a-t-il dit, est que “le peuple a pu prendre conscience des dangers réels qui menaçaient le pays», soulignant que des défis ont été relevés par ce peuple. Ce dernier, a-t-il ajouté “a également démasqué ceux qui se sont tus, dans le passé devant les tentatives de destruction et de génocide et avaient même soutenu leurs auteurs et qui prétendent aujourd’hui, après la victoire de l’Etat sur le terrorisme barbare, être à l’origine de l’éradication de ces crimes”. “Les hommes et femmes de notre mouvement qui ont vécu cette étape de l’histoire contemporaine de notre pays n’avaient aucun doute que l’Algérie allait ajouter un autre triomphe à la série de ses victoires historiques», a-t-il poursuivi, soulignant que l’Algérie “est sortie de sa crise plus unie et plus attachée aux principes de la déclaration du 1er Novembre 1954 pour préserver ses principaux acquis tout en renforçant le processus démocratique et les fondements de l’Etat de droit”.
Revenant sur les “problèmes d’ordre organisationnel” que l’Alliance vit, notamment après le retrait de M. Réda Malek de la présidence du parti pour des raisons de santé M. Lounis a affirmé que “cela ne nous a pas empêchés d’adopter des positions fortes face à plusieurs questions nationales et de revendiquer des politiques publiques favorisant le dialogue comme solution aux différents problèmes afin de répondre aux aspirations du citoyen”.
“Notre parti a décidé après une large consultation de ses bases militantes de participer au processus démocratique initié par le président de la République et aux prochaines législatives prévues le 10 mai prochain», a-t-il soutenu.
Ferhat Zafane

