Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil a confirmé hier sur les ondes de la Chaîne I, l’information rapportée par certains médias, de la présence d’un éventuel gisement de diamants dans la région de Reggane (Béchar), plus exactement dans la localité qui porte un nom combien révélateur, de Bled El Mass (pays du diamant). « Le nom de cette localité nous renseigne déjà avant même que les études géologiques préliminaires le confirment, qu’il y existe un gisement de diamants », indiquera le ministre, qui soulignera, qu’il est nécessaire d’effectuer d’autres études par des sociétés spécialisées en la matière, avant d’envisager son extraction. D’autres part, Chakib Khelil annoncera qu’un appel d’offres, pour l’exploitation des métaux et minerais de Ghara Djebilet sera bientôt lancé. Cinq sociétés ont pour le moment, manifesté leur intérêt pour le projet. Par ailleurs, le ministre de l’Energie et des Mines soutiendra que les prix du pétrole vont se maintenir à hauteur de 50 USD le baril, et ce, jusqu’à début 2006. Il justifiera plus loin le maintien du prix de référence du pétrole pour la loi de finances 2006, à 19 dollars. Une décision qu’il qualifie de « responsable », en prenant en compte les multiples facteurs susceptibles de jouer en faveur d’une chute brutale des cours. « En tout cas, tous les excédents seront versés au Fonds de stabilisation des recettes. Tout en situant la production algérienne en pétrole brut à 1,4 million barils/jour (b/j) », l’invité de la Chaîne I, mentionnera que « chaque année la production augmente de 5%, pour atteindre 2 millions b/j en 2010. En réalité, expliquera-t-il, nous produisons 3 millions de b/j en équivalent pétrole. « En 2006, nous comptons relever notre quota à hauteur de 1,5 million b/j », a-t-il encore indiqué. Et de rappeler dans la foulée que le projet « MedGaz » permettra à l’Algérie d’exporter 85 millions de m3 de gaz. Pour les recettes pétrolières de 2005, ils atteindront, selon le ministre, 40 milliards à la fin de l’année. Au sujet de l’accident, survenu il y a quelques jours à Skikda, où un bac de pétrole a explosé avant de s’enflammer, le ministre, signalera que des incidents pareils surviennent de temps à autre à travers le monde, et que souvent, comme pour le cas cité, c’est l’homme qui en est la cause. « Il n’existe malheureusement pas chez nous de culture de sécurité », déplore le patron du secteur de l’énergie. Il fera mention, à ce propos de formation pour le personnel en collaboration avec des partenaires étrangers. Le souci de la sécurité et de la prévention est aussi derrière la délocalisation de la ville de Hassi Messaoud, où 150 familles habitent à l’intérieur de la zone industrielle. « Il y a des maisons à seulement une distance de 50 mètres d’un puits », révèle Khelil. Pour ce qui est des manifestations qui ont émaillé l’après incident à Skikda, Chakib Khelil, répliquera que le secteur de l’énergie, ne peut, à lui seul, solutionner le problème du chômage à Skikda ou ailleurs. Il y a un problème de compétence dans le domaine en Algérie, à se fier au propos du ministre. « Avec un partenaire chinois, nous nous sommes entendus pour qu’il ramène 1000 travailleurs chinois au lieu de 2000, pour la réalisation d’un projet commun. Le reste c’est à Sonatrach de l’embaucher. En fin de compte, nous n’avons pu réunir que 200 compétences », expliquera-t-il. Toutefois, l’orateur insistera sur la disponibilité de l’emploi dans le secteur à travers le territoire national, pour peu que « les demandeurs d’emploi consentent à se déplacer en dehors de leur lieu de résidence ». Pour la question du transport d’électricité et du gaz, le ministre soulèvera la difficulté de convaincre, les propriétaires terriens, d’autoriser l’implantation des installations de transport. « A l’heure actuelle tous les projets sont à l’arrêt », prend soin de préciser le ministre qui dit ne pas désespérer de résoudre ce problème.
Elias Ben
