Etant une commune semi-rurale, cette municipalité a de grandes opportunités pour développer la filière d’élevage.
Au total, plus de quatre cents hectares sont consacrés à la culture du fourrage dont notamment le trèfle. bien dans la zone montagneuse que dans la plaine, les agriculteurs recourent à l’élevage bovin. « Nos éleveurs ne ratent aucune occasion pour s’inscrire dès qu’il a y a une opportunité dans ce sens », nous avait confié le premier responsable de l’agriculture dans cette commune. Alors, nous avons appris qu’au niveau de Frikat, près de quatre cents vaches laitières ont été déjà recensées. La plupart des éleveurs ont opté pour la vente de leur lait avec tous les avantages qu’ils peuvent acquérir quand ils se souscrivent à cette formule. « Quand un éleveur a un certificat sanitaire, il ouvre droit à de nombreux avantages », nous a dit l’un d’eux. De l’autre côté il nous a été donné d’apprendre qu’en parallèle près de quatre mille têtes bovines sont également comptés dans cette commune. Certes, l’aliment coûte cher, mais il faut dire que certains éleveurs investissent dans le fourrage. « En plus de l’aliment, il faudrait avoir du trèfle. N’oubliez pas qu’une botte de foin coûte jusqu’à six cents dinars algériens. Et puis, ce n’est pas facile de les satisfaire en nourriture quand on a jusqu’à vingt vaches », nous a dit l’un de ces éleveurs. Dans cette région, d’autres optent pour le développement des ruchers. « C’est une région où les abeilles réussissent beaucoup », nous a expliqué un apiculteur. Comme ce dernier, ils sont nombreux ceux qui ont informé que seuls quelques ruchers encore faibles qui ont péri lors de la période des intempéries. En somme, la commune de Frikat a tout de même de fortes chances de développer davantage son agriculture notamment les cultures maraîchères si et seulement des retenues d’eau lui ont été programmées. Interrogé sur la réussite des projets lancés au début des années 2000 dans les montagnes de Kalous, notre interlocuteur nous a répondu que l’arboriculture avait très bien réussi surtout les cerisiers et les figuiers.
Amar Ouramdane

