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303 recalés au bac repris par le CFPA

Les chiffres qui effraient et donnent le tournis dans le parcours scolaire, ce ne sont sans doute pas ceux des élèves qui n’ont pas accès à la cantine scolaire ou ceux qui réussissent à leurs exames de fin d’année mais ce sont ces chiffres des recalés aux examens. La déperdition scolaire a de tout temps constitué l’épine dorsale de l’école algérienne. Le partenariat avec le ministère de la Formation professionnelle durant l’année scolaire 2004/2005 dans le but de trouver une issue à cette déperdition semble quelque peu donner satisfaction. A Boghni, et exactement au CFPA, 303 recalés au bac et issus de deux lycées de la daïra sont recensés et sont en pleine opération d’inscription pour suivre des formations professionnelles toutes branches confondues. Le CFPA prend 160 stagiaires en formation résidentielle dans les spécialités suivantes : TS comptabilité, TS modéliste, technicien en informatique et TS en secrétariat bureautique. Les 143 restants seront orientés vers la formation par apprentissage ouverte dans toutes les spécialités avec en sus la pratique dominant la théorie et de l’argent de poche. M. Amichi, le directeur dudit centre, prie les stagiaires de se rapprocher du centre pour s’inscrire avant le 15 octobre. Quant aux recalés en 9eAF, dont le nombre n’est pas encore connu, le premier responsable de cet établissement précise qu’ils seront orientés uniquement en apprentissage dans différentes spécialités. Une précision de taille s’impose.Il s’agit de la fluidité de cette formule, ces dernières années. Il fut un temps où il était difficile d’inscrire un stagiaire dans cette formule, faute de non-disponibilité de places chez les employeurs où parfois il fallait une intervention pour y accéder. Avec le temps, et comme l’argent n’a pas d’odeur, ces mêmes employeurs goûtant au gain facile en recrutant ces stagiaires contraints de trouver un “trou” avec une bouchée de pain parfois et un horaire de travail frôlant l’immoral et l’inhumain dans certains cas. Toujours est-il que, si cette nouvelle mesure réussit à soutirer quelque argent à la tirelire de l’Etat en vue de caser les recalés aux différents examens scolaires et les prendre en charge dans la formation professionnelle tant en résiduel qu’en apprentissage, la rue lâchera ces jeunes qui s’y adonnent à toutes sortes de fléaux. Aussi, en tant que parents, avant tout, on ne peut que s’en réjouir.

Salem Amrane

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