Des habitants de la cité des 60 logements située en amont de la ville de Boghni, plus précisément sur la rue commerçante, s’étendant de la polyclinique jusqu’au technicum, ont fermé hier le siège de la daïra, pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une atteinte à leur quiétude, en raison des agressions que ne cesse de subir leur quartier sous forme de nuisances et d’empiétements sur l’espace public.
Chose qu’ils ont déjà faite, dans les différentes requêtes adressées aux autorités locales, de la wilaya et même du ministère de l’intérieur.
Pour rappel, c’est à la suite d’un appel lancé il y’a quelques jours, par un collectif représentant le quartier, que cette mobilisation des citoyens a pu avoir lieu, mais en réalité celle-ci a commencé depuis des mois, l’objectif étant de faire respecter les lois et mettre fin à une situation inédite à Boghni , à savoir, l’installation d’une foire dans des locaux loués par un particulier depuis quatre ans ,alors que l’autorisation délivrée pour ce genre d’activités commerciales est limitée dans sa durée. Les protestataires, dépassant une centaine de personnes, sont venus ce dimanche avec leur banderoles qu’ils ont accrochées au portail donnant accès au siège de la daïra, banderoles sur lesquelles sont écrits des slogans hostiles à l’autorité qui a toléré la présence de l’espace commercial transformé au fil du temps en lieu de débauche, et à l’intérieur duquel, des réseaux de prostitution se sont créés, ce qui a porté atteinte à la notoriété de toute la zone située à proximité du quartier. Contacté pour répondre à nos interrogations sur le mouvement de contestation né dans un quartier paisible, un des représentants des locataires de la cité déclare tenir pour responsables, les autorités qui ont toléré la création de ce qu’il considère comme « un lieu de non droit » en dépit , affirme t-il « des nombreuses réclamations auprès de la daira , de la wilaya, sans que personne ne daigne prendre en charge nos préoccupations qui réclament juste l’application de la réglementation régissant les autorisations de tenue d’une foire commerciale ». De plus, ces mêmes contestataires, tout en réclamant le démantèlement de la foire encombrante, réclament aussi l’arrêt des travaux sur une poche située prés de la cité des 60 logements, transformée en un lot de terrains attribué à un particulier, et ce, en dépit de son classement comme espace public, réservé pour être transformé en jardin , ce qui viole, toujours selon les contestataires, les règles organisant la voie publique. Au vu de toutes ces atteintes, et partant du principe que le chef de daïra de Boghni a failli à ses obligations, les habitants de la cité qui ont participé hier au mouvement de protestation, ont refusé tout contact avec ce même représentant de l’état. Néanmoins, nous avons appris qu’une commission de wilaya se déplacera aujourd’hui à Boghni, pour s’imprégner de la situation et éventuellement, s’entretenir avec les représentants de la cité apparemment déterminés cette fois à poursuivre leur mouvement après avoir épuisé toutes les voies de recours habituelles.
B.S.

