Routes à refaire

Il suffit qu’il tombe quelques gouttes de pluie pour voir des routes se transformer en bourbier et des rues devenir des mares. Et que dire des pluies à venir. Surtout si l’hiver est pluvieux et neigeux, comme l’année dernière. On se rappelle des difficultés des véhicules à atteindre les villages sinistrés et la faute n’incombait pas seulement aux congères qui obstruaient les chemins : l’état défectueux des routes y était aussi pour quelque chose. L’entretien des routes incombe avant tout aux autorités communales, qui doivent les réfectionner de façon périodique et veiller à leur bon état, surtout dans des régions comme la Kabylie où les conditions atmosphériques -hivers rigoureux et été torrides sont sont un facteur de dégradation permanente. Mais souvent, on se contente de replâtrages, de petits coups de goudron pour colmater les brèches et il suffit d’une pluie un peu forte comme emporter les  »pièces ajoutées: des emplâtres sur des jambes de bois ! Dans les villes, les autorités élues ne veillent pas non plus à l’entretien des rues. Les services du gaz, de l’électricité et des eaux ouvrent constamment des chantiers et se contentent, les travaux achevés, de recouvrir les trous de terre. Les communes disent que c’est aux entreprises de refaire le bitume et les communes soutiennent que c’est une tâche qui est du ressort des entreprises. Résultat : les trous, les amas de terre et de gravas remplissent les rues. A ces travaux d’ « utilité publique » s’ajoutent ceux des particuliers. Briques, gravier, sable encombrent les rues où se construisent des maisons où s’effectuent des aménagements, quant aux gravats, ils sont abandonnés dans des coins, sans que personne ne se soucie à les évacuer… Jusqu’à quand va durer cette situation s’interrogent les honnêtes gens ?

S. Aït Larba