n Dans l’édition du mercredi 31/08/2005, votre journal a publié un article signé B.Mouhoub intitulé “Belkacem Haouchine : on m’a usurpé mon film”. Devant la gravité des allégations qui y sont rapportées et les nombreuses contrevérités renfermées, nous nous devons d’apporter la vérité et éclairer l’aimable lecteur sur cette affaire. Premièrement, le film documentaire en question vise à lever le voile sur un pan important de notre histoire en rendant un hommage à une figure emblématique de la résistance contre l’occupation coloniale, en l’occurrence Fadhma n Soumer et à deux figures locales de la guerre de Libération nationale d’une part, et à attirer l’attention sur la disparition d’importants vestiges historiques, d’autre part. Ce travail est, de ce fait, sans aucun but lucratif.Deuxièmement, cette œuvre a été créée depuis la conception de l’idée, l’écriture du scénario et la mise en scène jusqu’à sa concrétisation, par la commission de l’histoire et des vestiges historiques de l’O.N.M d’Akbou, producteur et propriétaire de cette œuvre. C’est cet organisme qui a pris en charge la totalité des dépenses nécessaires à ce projet. Une fois que le projet du film a été ficelé dans ses moindres détails, et c’est suite à une rencontre fortuite lors d’un carrefour culturel tenu à Bejaïa, début juillet 2005, que l’individu en question (M.Haouchine) s’est présenté comme étant réalisateur et qu’il serait patron d’une boîte de production basée à Béchar. Après une discussion à ce sujet, cette même personne s’est proposée de participer à la réalisation de ce film documentaire et à titre bénévole — de nombreux témoins peuvent le confirmer — et qu’il serait honoré de contribuer à la réhabilitation de l’histoire de la région, d’autant qu’il se trouvait à Bejaïa en vacances. C’est pour cette raison qu’aucun contrat ou accord de quelque sorte que ce soit n’a été passé avec cette personne ayant refusé elle-même de le faire en raison de son engagement désintéressé, contrairement à ce qu’elle prétend. Le seul partenaire avec qui nous avons conclu un accord et signé un contrat, dans le strict respect des règles en usage dans le métier, c’est “THAIS RODUCTION», qui nous a fourni les moyens techniques. Après tout cela, nous nous interrogeons sur les raisons de la volte-face spectaculaire de cette personne. Nous nous demandons qui a voulu usurper quoi à qui ? Tout porte à croire que c’est cet individu, qui se prétend réalisateur et producteur de cinéma, qui veut usurper une œuvre historique concrétisée après d’énormes efforts, à des structures sans but lucratif pour se l’accaparer et l’exploiter à des fins bassement matérielles par le chantage. Cette personne devrait avoir honte de se conduire de la sorte après avoir été acueillie à bras ouverts, nourrie, logée et prise en charge entièrement pendant plus d’un mois, avec sa femme ! Nous tenons à dénoncer du même coup ce comportement opportuniste et nous nous réservons aussi le droit de l’ester en justice pour diffamaton.
Akbou, le 06/09/2005La Commission de l’histoire et des vestiges historiques de l’O.N.M d’Akbou
