Aït Mahmoud Plusieurs commodités y font défaut – La commune en quête de développement

La localité d’Aït Mahmoud dans la daïra de Béni Douala accuse un manque crucial en matière de développement local. Les responsables municipaux trouvent du mal à faire face à la myriade à satisfaire les besoins des citoyens surtout avec les budgets au compte-goutte annuellement octroyés par l’Etat en matière de financement. Le chef-lieu de la commune se trouve dans un état peu reluisant, ce qui révolte les nombreux automobilistes, notamment les chauffeurs de fourgons de transport de voyageurs, qui empruntent ce réseau routier. «C’est un passage obligatoire pour plusieurs coins de la localité pour se rendre au chef-lieu de daïra de Béni Douala. Un trafic routier qui ne cesse de s’accroitre, cependant, celui-ci se dégrade de plus en plus sans que cela soit pris en charge par les responsables locaux», clame un habitant de Tizi Hibel. Ce dernier soulève le problème de gaz de ville, un projet tant attendu par les citoyens de cette contrée et qui enregistre un retard jamais égalé. «C’est le projet le plus attendu par la population, les responsables concernés nous ont promis de nous alimenter en cette commodité soit après le raccordement du chef-lieu de daïra, mais cela n’a pas été le cas, et nous continuons à vivre les tracas du gaz butane en ces temps de froid glacial», a-t-il souligné. Contacté par nos soins, le président de l’APC indiquera que sa commune compte seulement sur les subventions octroyées par l’Etat. «Notre commune est déficitaire, la maigre cagnotte annuellement à l’APC ne peut pas combler toutes les lacunes de la municipalité», explique-t-il, précisant que les travaux d’aménagement urbain sont à l’arrêt depuis plusieurs mois. Seuls ceux de l’assainissement et du système de lutte contre les incendies sont achevés. C’est dire que l’enveloppe financière n’est consommée dans cette opération que de 10% seulement. Il reste entre autres le revêtement du chef- lieu, l’éclairage public et les trottoirs …» En matière de santé la municipalité dispose d’un centre de santé et de trois unités de soins pour un nombre d’habitants de près de dix mille âmes parsemées sur neuf hameaux : «Ce sont des structures qui accusent un manque en matériel et en personnel, car à partir de midi, pour se soigner, les citoyens doivent compter sur leurs pieds ou prendre un fourgon pour se rendre à la polyclinique de Béni douala, distante de plus de 7 km», dira un autre habitant du côté de Taourirt. Celui-ci demande l’extension du centre de santé en polyclinique afin de remédier à ce déficit. Sur un autre registre, l’élargissement du réseau routier sur une grande partie des terres de la localité sur la RN30 étant le souhait des habitants, comme pour l’exécutif communal, car elle donnera sans doute une dynamique commerciale pour la contrée. D’autres infrastructures de base se trouvent à la traîne, c’est le cas du CEM où les élèves suivent leur scolarité dans une ancienne SAS. «Nous avons sollicité les responsables de wilaya lors du dernier conseil qui nous a réuni avec le wali et son exécutif, pour l’inscription d’un nouveau CEM qui permettrait une bonne scolarité pour les collégiens», notera le maire à cet effet.

Arezki G.