La commune d’Agouni Gueghrane à l’extrémité sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, n’arrive toujours pas à sortir la tête de l’eau, ni même à faire face aux urgences.
Le mot développement n’est guère du vocabulaire de cette municipalité. Ceci, mis à part l’aménagement et le revêtement du chemin d’Elka Ouguemoun vers Abadache et le pont Ivoulillen ; l’ouverture et l’aménagement ainsi que le bitumage de l’axe reliant le village n’Ath Argane à Tikjda, pour en faire une destination touristique de toute la wilaya et surtout dans l’optique de sortir cette contrée de isolement. La réfection du CW11 et le revêtement de la route intercommunale vers Aït Bouaddou, réalisation d’un ouvrage d’art pour l’axe Laansar tafthis et sur l’oued Tamda n’Sad dont les études sont achevées sont autant de carences pour lesquelles les autorités localités sollicitent les pouvoirs publics. Le secteur de la jeunesse est le parent pauvre dans cette localité les jeunes souffrent le calvaire à cause de l’absence de commodités, ni stade ni autre espace de loisir, même l’étude d’un complexe sportif n’a pas eu lieu. Pour l’assainissement et l’AEP, hormis les petites opérations retenues dans le cadre des PCD rien n a été fait. Trois villages qu’il faut raccorder au réseau d’AEP : Aït Slimane, Aït El Kaïd et Azouzene à partir de la station Tizi T’Serdhount, réalisation d’AEP et d’assainissement de la zone Azeghar, Ifri, Aït Ighil et la zone éparse sur 12 km (l’étude achevée). «Nous sommes pénalisés depuis longtemps de l’inexistence de commodités qui peuvent alléger un tant soit peu le marasme dont notre population demeure victime», déplore un habitant. Par ailleurs, les villageois évoquent plusieurs projets qui traînent à longueur d’ années. Entre autres, le problème de gaz de ville pour le village les plus éloignes de la municipalité le projet de la fibre optique sur un rayon de 6,5km, la prise en charge du programme inscrit au profit du village d’Aït El Kaïd, classé patrimoine national, le siège de l’APC, la décharge publique dont le dossier d’acquisition finalisé a été transmis au wali. Ce sont des projets qui traînent depuis des années. «Ce sont des projets importants pouvant sortir la localité de son sous développement, localité connue par sa situation géographique difficile. D’ailleurs, notre population commence à déserter cette contrée, à cause de l’absence de plusieurs commodités, surtout qu’elle est dépourvue d’infrastructures de base».
B. K.

