Samir Bouakouir était avant-hier l’invité de Kamel Tarwiht sur le plateau de l’émission Art et Société diffusée sur Berbère TV.
L’hôte du jour était là pour développer les idées et le programme de son parti, le FFS, qu’il représente. Bouakouir a saisi l’occasion pour expliquer la décision du FFS de prendre part aux législatives.Il a surtout tout tenté pour convaincre que «la décision (de participation) a été prise après consultation de la base. Mais quel est le parti démocratique qui a fait ça ? Il n’y a que le FFS qui l’a fait. Il a été décidé démocratiquement de participer», a-t-il insisté avec un grain d’arrogance. A-t-il convaincu ? Pas si sûr, sans doute y compris dans les rangs des militants qui n’ont pas gobé ce revirement, quand on sait ce qu’ont rapporté les médias juste à l’annonce de ces rencontres envisagées avec la base, bien avant leur lancement. On s’en souvient en effet que quasiment, toutes les voix prédisaient une participation du FFS. Les observateurs de la scène politique y ont d’ailleurs vu à travers les dites rencontres une étape introductive dans l’intention du parti à mettre le cap sur les législatives. D’ailleurs, même après la tenue de la convention du parti qui n’a pas tranché sur la question, préférant laisser le soin au conseil national du parti «organe habilité» d’en faire l’annonce une quinzaine de jours après, tout le monde a parlé d’un «faux suspense». Interrogé à s’exprimer sur la question de l’alternance aux postes de responsabilités au sein des partis, Bouakouir s’est cru bien armé en arguments an criant que son parti est la formation qui a le plus changé de… premier secrétaire. L’animateur ne l’a d’ailleurs pas raté sur ce point en lui rappelant non seulement que le président de la formation est à la tête du parti depuis des lustres et qu’il dispose des pleins pouvoirs entre autre la désignation… des premiers secrétaires qui se sont succédé aux commandes. D’ailleurs tout le monde aura déjà lu à travers la mise à l’écart de Tabou qui incarnait l’aille dure du parti une participation qui se profilait à l’horizon. L’enfonçant davantage, Kamel Tarwiht lui assène une autre question embarrassante pour laquelle son invité n’aura pas de réponse convaincante cette fois encore. «Aït Ahmed se rendra-t-il en Algérie lors des législatives ?». «C’est lui qui décidera. On le saura au moment opportun», a rétorqué Samir Bouakouir après avoir tenté en vain, de fuir la question, en sautant sur l’occasion pour démentir la rumeur qui laisse entendre que «le «Zaïm» a fait une visite éclair récemment à Alger».
S. Bénédine

