En marge du match amical entre les vétérans de la JSK et ceux de Draâ El Mizan, dans le cadre de l’hommage rendu aux cinq colonels de l’ALN de la région, nous nous sommes rapprochés d’Arezki Maghrici qui nous a donné ses impressions à propos de la situation que traverse le club phare de la Kabylie.
La Dépêche de Kabylie: Que pensez-vous de la situation que traverse la JSK?
Arezki Maghrici: Elle est catastrophique. Il faut seulement regarder ses résultats et vous allez comprendre que ce n’est plus la JSK d’antan. Espérons que cela va s’améliorer, mais j’en doute fort.
Vous en doutez… que voulez-vous dire?
Lorsque vous avez un club où les joueurs font ce qu’ils veulent, des joueurs qui ne s’entraînent pas sérieusement ou qui ne viennent carrément pas aux entraînements, un club où il n’y a aucune discipline ou encore où il n’ y a aucun staff technique digne de ce nom… C’est, hélas, un club quelconque qui ne fait plus peur. Un club que toutes les équipes ne prennent plus au sérieux. Il ne faut pas s’attendre à grand-chose.
Est-ce qu’il vous arrive de regarder les matchs de la JSK ?
La dernière fois que j’en ai vu un, c’était face au MC El Eulma. D’ailleurs, rien ne m’a plus, sauf le dévouement de Belkalem qui revenait d’une blessure, mais qui s’est donné à fond.
Donc, pour vous, c’est une totale régression?
Ce n’est pas une régression, mais un naufrage ! Quand on voit ce club sans staff technique ni staff administratif… C’est désolant aussi bien pour nous que pour les supporters qui suivaient la JSK depuis des années et qui ne connaissaient, au sein de cette équipe, que respect, combativité organisation et amour des couleurs du club, et qui, finalement, ne voient que laisser-aller et laxisme.
Justement, avez-vous un appel à lancer aux supporters?
Je leur dirai qu’il faut se dresser comme un seul homme. Il ne faut pas se laisser faire et laisser quelques personnes s’emparer de ce symbole. Vous êtes les seuls auxquels appartient la JSK. Elle n’est la propriété de personne. Main dans la main, nous allons ensemble sauvegarder la JSK et vaincre tous les obstacles qui sont dressés contre nous. Et que vive la JSK !
Entretien réalisé par Amar Ouramdane

