Des milliers de tonnes bloqués chez les collecteurs

Partager

A l’instar d’autres collecteurs de déchets ferreux dans la willaya de Béjaïa, ceux exerçant à Akbou et ses alentours continuent de subir les aléas de la loi de finance complémentaire de 2009. En effet, des milliers de tonnes, selon des collecteurs, sont en souffrance. Les déchèteries d’Akbou sont complètement à l’arrêt et cela depuis longtemps. «Je possède un stock de ferrailles de 5 000 tonnes, j’ai tout investi dans ce domaine, j’exerce dans ce métier depuis 17 ans et c’est mon seul revenu. Maintenant que notre activité a été interdite, nous ne savons plus quoi faire», s’indigne l’un des opérateurs dans ce créneau. Selon notre source, une petite marge seulement du volume collecté de déchets est destinée au recyclage local au niveau de certaines unités industrielles, sinon la plus grande marge est éventuellement destinée à l’exportation. «En tant que récupérateurs et collecteurs de déchets, on travaille beaucoup plus avec les exportateurs, comme ces derniers sont obligés par la nouvelle loi d’arrêter leur activité d’exportation, on est également très affecté par ce blocage», enchaine-t-il. En plus de volume considérable de déchets mis à la traine, le domaine fait employer également plusieurs travailleurs qui se sont trouvés de jour au lendemain au chômage. «Avant l’institution des textes restreignant notre activité on a recruté plus de 15 employés. Maintenant, je traine tout seul dans le parc», relate notre interlocuteur. Il est à savoir que la fédération des récupérateurs et exportateurs des déchets ferreux et non ferreux ont organisé récemment à Alger, un congrès national constitutif. Durant lequel, les opérateurs ont saisi l’occasion pour appeler les pouvoirs publics à intervenir pour trouver une solution à la situation des professionnels de cette filière.

Menad Chalal

Partager