Après la non satisfaction de la plate-forme de revendications, déposée au département de tutelle, le Syndicat national des travailleurs de la formation professionnelle (SNTFP) a décidé encore une fois, de réinvestir la rue. En effet, il appelle à une grève de deux jours pour les 2 et 3 avril. Les travailleurs de la formation professionnelle montent au créneau et expriment leur désarroi vis-à-vis de l’indifférence de la tutelle concernant leurs revendications dont ils ont déposé la liste le 12 mars 2009 au ministère. De ce fait, le SNTFP a décidé de renouer avec la protestation, en vue de porter haut et fort les doléances des travailleurs de la formation professionnelle. Après leur grève observée les 5 et 6 de ce mois en cours, le SNTFP revient encore une fois à la charge et décide d’entamer une autre grève de deux jours, les 2 et 3 avril prochain. Cette décision a été prise à l’issue des travaux du Conseil national qui s’est tenu avant-hier. “ Cette grève est une réponse à la non satisfaction de notre liste de revendications et à l’indifférence de la tutelle vis-à-vis de la prise en charge des problèmes dont soufre le secteur de la formation professionnelle “, lit-on dans le communiqué du SNTFP rendu public hier. Précisant que plus de 250 établissements de formation professionnelle restent sans directeur, “ cela va influencer négativement le rendement des travailleurs “, note le même communiqué. Parmi les revendications du SNTFP figurent, notamment, la nécessité de prévoir des postes budgétaires annuellement pour l’ensemble des fonctionnaires remplissant les conditions statutaires pour l’accès au grade supérieur, la révision du régime indemnitaire de tous les travailleurs, la modification du statut particulier des corps communs et ouvriers professionnels, avec leur intégration dans le secteur, et la révision de la nomenclature des maladies chroniques contractées par les enseignants du secteur. Le même syndicat réclame également la prime du sud et l’abrogation de l’arrêté ministériel interdisant aux enseignants du secteur l’accès au poste de directeur de centre de formation. Il demande également d’accorder aux fonctionnaires le droit de connaître la note d’évaluation, servant de base pour le calcul de la prime de rendement. Pour rappel, le syndicat national des travailleurs de la formation professionnelle (SNTFP) a observé le 3 du mois en cours, un sit-in en coordination avec trois autres syndicats, devant le ministère du Travail et de la Sécurité sociale, afin de réclamer le récépissé d’enregistrement des dossiers d’agrément de leurs syndicats.
Samira Saïdj
