« C’est parti pour la 12e édition »

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La douzième édition du Festival culturel national annuel du film Amazigh (FCNAFA) s’est ouverte, avant-hier, soit samedi dernier à 18 h, au niveau du Théâtre régional Kateb Yacine de Tizi-Ouzou.

Une ouverture grandiose à laquelle ont prit part de nombreuses personnalités du monde artistique et culturel qui ont rehaussé de leur présence la soirée qui a fait office de coup d’envoi officiel de cette 12ème édition du FCNAFA.

Parmi les présents, on pouvait distinguer de grandes figures à l’image de Lounis Aït Menguellet, Kamel Hammadi, Saïd Hilmi, Hamidou, Benmohamed… en plus d’autres artistes, cinéastes, comédiens, chanteurs.

Le premier magistrat de la wilaya, M. Abdelkader Bouazghi, s’est, lui aussi, déplacé au Théâtre Kateb Yacine pour assister au coup d’envoi.

La soirée a été aussi une occasion de rendre hommage à ceux qui ont marqué le monde du 7ème art et tracé le chemin à suivre dans cette étendue trajectoire de la réalisation filmographique.

L’hommage à Meddour et Bouguermouh

Le festival qui s’étalera sur quatre jours sera une occasion de rendre hommage « à l’illustre travail de feu Azzedine Meddour réalisateur de la montagne de Baya », dira le commissaire du festival, Si El Hachemi Assad.

Abderrahmane Bouguermouh, réalisateur de « La colline oubliée », qui était présent à la cérémonie d’ouverture du festival, recevra, quand à lui, un prix spécial.

Le commissaire du festival insistera aussi, au cours de son allocution de bienvenue, sur le rôle du festival qui consiste à la fois à «créer une dynamique de production filmographique en Tamazight, mais aussi pour montrer aux jeunes cinéastes qu’ils ont une chance réelle de réussir et de voir leur réalisations projetées au grand public ».

Il rappellera, par la même occasion, que pour l’édition de cette année, 15 films sont en compétition dans la catégorie de L’olivier d’or. En plus de dix autres productions qui sont en lice dans la catégorie de jeunes talents.

Toutes les productions seront projetées au niveau de la Maison de la culture Mouloud Mammeri. Mais aussi au niveau des autres localités associées au festival, Azeffoun, Larbaâ Nath Irathen, Aïn El Hammam, Draâ El Mizan, Bouzeguene et Tigzirt.

Le festival qui s’est établi cette année, jusqu’au 28 du mois en cours, dans la capitale du Djurdjura, reçoit comme invités d’honneurs de cette 12ème édition, la Libye.

Deux productions cinématographiques de ce pays ont été présentées en avant-première aux hôtes du Théâtre régional Kateb Yacine à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de FCNAFA.

Une occasion « de bâtir des passerelles entre les artistes maghrébins d’expression amazighe », a d’ailleurs déclaré Mme la Ministre de la Culture dans sa lettre adressée aux organisateurs de la manifestation.

Le public a découvert, ébloui, deux productions libyennes à la hauteur des attentes. Partage de Salah Guider et Djouha de Madhghis Madi, retiendront bien l’attention des présents.

La libye à l’honneur

D’autant plus que le cinéma amazigh en Libye n’a vu le jour qu’avec la dissolution du régime de Kadhafi. « Nous avons réalisé six (6) films d’expression amazighe en quatre mois », soutiendra le réalisateur de Djouha.

La Ministre de la culture a relevé dans une lettre envoyée pour l’occasion, « l’engouement qui ne cesse de croître à chaque édition, comme le prouvent les œuvres filmiques émanant de l’ensemble du territoire national et dont la qualité s’améliore d’année en année ».

El Hadi Ould Ali, directeur de la culture de la wilaya de Tizi-ouzou, saluera cette initiative à laquelle il souhaite beaucoup de succès.

Des récitals de poésie ont agrémenté la soirée, avec notamment la montée sur scène de Abdelmadjid Bali, dont les chants dédiés à la Kabylie et toutes les beautés qu’elle cache ne manqueront pas de bercer les présents.

Il enchaînera sa prestation par un hommage qu’il tenait à rendre à deux grandes figures de la scène artistique kabyle, disparues récemment.

Il s’agit bien évidement de l’illustre Cherif Kheddam et du poète Ben Hanafi. Aussi, et depuis hier, les différentes manifestations prévues dans le cadre du festival ont commencé avec notamment des expositions, des conférences-débats et des ateliers.

La Maison de la culture Mouloud Mammeri a abrité au cours de la journée d’hier, plusieurs projections de films et de documentaires.

Celles en compétition pour les prix du festival, mais aussi des productions hors compétition. En tout, une bonne trentaine de films seront présentés, du documentaire au long métrage, en passant par le film d’animation et le court métrage.

A signaler que cette manifestation, qui s’étalera sur cinq jours, sera couronnée par l’attribution des prix aux gagnants. Les évaluations se feront par un jury présidé par le réalisateur algérien Ameur Hakkar.

Tassadit Ch.

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