Un parc immobilier composé de 40 logements de types publics locatifs (LPL), attend depuis des lustres qu’on veuille bien procéder à son attribution. «Ces logements sont implantés au chef-lieu communal. Leur achèvement remonte à près de trois ans», nous informe M. Mohamed Bouhadi, le premier magistrat de la commune d’Ighil Ali. En face, l’administration locale croule sous une avalanche de dossiers. «A l’heure qu’il est, nous avons enregistré plus de 700 demandes en rapport avec le logement social», nous confie le maire. D’après notre interlocuteur, le travail d’enquête et d’étude des dossiers des postulants, préalable à la sélection des prés bénéficiaires, n’est pas encore achevé. «Cela m’attriste et m’inquiète à la fois, d’entendre parler de distribution de logements à travers d’autres commune et pas à Ighil Ali», lâche interloqué un demandeur de logement résident à la périphérie du chef-lieu communal. «Pour autant que je sache, ces logements sont construits pour être distribués, et non pour les livrer à la dégradation, pendant que des centaines de mal logés végètent dans des cagibis et autres réduits, dans des conditions insupportables», fulmine ulcéré un autre citoyen d’Ighil Ali, prétendant au logement. «Je suis persuadé renchérit-il, que ma demande qui date de cinq ans, ne compte pas parmi les plus vieilles».
N. Maouche

