A travers cet entretien, Si El Hachemi Assad revient sur cette 12e édition du festival qui vient de s’achever et évoque l’apport de la manifestation pour la ville de Tizi-Ouzou en particulier, et pour la Kabylie de manière générale.
La Dépêche de Kabylie: Quelles sont vos appréciations sur cette 12e édition du FCNAFA?
Si El Hachemi Assad : La 12ème édition du Festival culturel national annuel du film amazigh est une parfaite réussite. La cérémonie de clôture l’était aussi. Notamment pour le côté organisationnel. Nous n’avons noté aucun problème digne d’être relevé. Nos démarches de prise en charge, que ce soit des participants ou de projection des films en compétition, ont été couronnées de succès. La qualité des produits proposés est aussi à relever. Celle-ci, comme nous l’avons remarqué est en amélioration d’année en année. Et maintenant, nous pouvons même dire que le festival, à travers les films qu’il propose, reflète la qualité de la production cinématographique nationale. Ce qui nous a réjoui encore plus, lors de cette 12ème édition, c’est les innovations. Les prix du meilleur décor, du meilleur directeur photo et celui du public, sont autant de distinctions qui ont fait la joie des participants et la notre par la même occasion.
Un mot sur les productions primées
A l’instar de Vava moh, toutes les productions en compétition méritaient d’être récompensées et encouragées. Ce sont des productions cinématographiques qui recèlent un bon niveau de compétitivité. Nous espérons que cela puisse encourager et améliorer les productions.
Le festival a-t-il apporté à votre avis, un plus à la région ?
Le festival a des retombées positives pour la Kabylie profonde. L’engouement de la population qu’il ne manque pas de susciter démontre toute l’attention portée au 7ème art, notamment le cinéma d’expression amazighe qui est en plein essor. Le seul bémol reste le manque de salles de projection. Une chose qui constitue un rempart pouvant empêcher la région de devenir un réel pôle d’attraction cinématographique.
Qu’espérez-vous pour la prochaine édition du FCNAFA ?
J’insisterai, une fois de plus, sur l’infrastructure. C’est ma note d’espoir pour la prochaine édition du FCNAFA. Que les films soient projetés au quatre coins de la wilaya, dans des salles de cinéma proprement dites.
Il y a plusieurs salles à travers la wilaya qui n’attendent qu’à être réhabilitées afin d’accueillir, à nouveau, des projections, et d’autres qui ont besoin de voir le jour. Et de ce côté-là je suis bien optimiste. Il y a, en effet, une bonne volonté et des efforts sont en train de se faire, que ce soit de la part des autorités ou de la direction de la culture. Je pense que la vraie bataille à gagner demeure celle de l’infrastructure.
Propos recueillis par T. Ch.

