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Les timbres au compte-gouttes

On n’en finira jamais d’évoquer cette poste, qui en plus de l’exiguïté de son espace et de ses guichets, se fait toujours remarquer par le blocage de ses services à cause des manques répétés.Après le manque d’argent qui a longtemps pénalisé ses usagers, plutôt ses clients, le nouveau terme, dans le dernier jargon postal, les timbres postaux et fiscaux à leur tour, ne sont pas régulièrement sur les tablettes des guichetiers. Les timbres de 15 DA particulièrement, sont très rares, étant livrés au compte-gouttes, selon les préposés aux guichets, qui sont harcelés par les demandeurs.Malheureusement, les réponses ne sont pas du ressort de ces guichetiers, qui renouvellent leur demande quotidiennement, pour l’approvisionnement, mais la demande n’est satisfaite qu’au gré des responsables hiérarchiques.Il est utile de se poser maintes interrogations sur le mode de gestion de la poste, en principe moderne et répondant aux exigences de l’heure, mais gérée avec des méthodes révolues, où le vocable “pénurie” régnait en maître sur tous les produits.Par ailleurs, Algérie-Poste en mettant en œuvre l’augmentation du prix des timbres, avec un taux de 150% pour ceux de 5 DA par exemple, coûtant actuellement 15 DA, n’a apparemment pas les moyens de cette politique d’augmentation. Sinon, comment explique-t-on ces “pénuries” qui n’ont pas de fin.

Salem Amrane

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