A la fin de leur conclave sanctionné par une déclaration dont nous détenons une copie, les signataires ont axé leurs revendications sur quatre points essentiels.
Face aux problèmes multidimensionnels dans lesquels les habitants de la commune Ath-Mlikeche ne cessent de se débattre et devant «le silence affiché par les différents services concernés» par ces manquements en série et autres retards observés dans l’achèvement de divers projets qui sont à l’arrêt, cette situation a amené les associations de villages et quartiers à une rencontre pour décider des mesures à prendre. À la fin de leur conclave sanctionné par une déclaration dont nous détenons une copie, les signataires ont axé leurs revendications sur quatre points essentiels. Parmi les priorités du collectif d’associations, la chaîne de refoulement versant Est, un projet datant de 2001 dont une enveloppe consistante a été dégagée par les pouvoirs publics pour remédier à ce manque flagrant de cette denrée vitale. Malheureusement, «bien que le coût du projet est estimé à 14 milliards de centimes, onze années après, les robinets sont toujours à sec en raison de la défection du réseau qui n’a jamais été opérationnel». L’autre point noir cité dans les revendications du mouvement associatif est le revêtement du tronçon Tinessouine-Amarai, d’une longueur de 1 200 mètres environs du CW07. Un tel projet qui consiste en élargissement et revêtement en béton bitumeux pour lequel les pouvoirs publics ont réservé une suite favorable et une enveloppe débloquée pour sa réalisation après avoir été «arnaqué par la première entreprise qui a fait dans le bricolage», malgré l’appel des habitants qui ont joué le rôle des services techniques en interpellant le chef de projet dès le début des travaux au niveau du village Tala Tighilt. Une deuxième entreprise a dû être retenue pour ledit projet du revêtement du tronçon Beni-Ouaâmar – Amarai, cette distance n’a été réalisée qu’en partie, car le tronçon Tinessouine-Amarai reste, à ce jour, inachevé pour des raisons que les habitants ignorent malgré leurs multiples doléances auprès des différentes autorités (APC et daïra) et services (DUC) de Béjaïa qui sont restés sans suite. Le volet éducation est, lui aussi, inscrit parmi les priorités du mouvement associatif dont le lycée d’Ath-Mlikeche et son ouverture prévue pour l’année scolaire 2009/2010 mais qui tarde à voir le jour après avoir été reportée à plusieurs reprises. Les travaux à la traîne ne font que pénaliser les centaines de lycéens et lycéennes de la commune qui font un parcours de combattant pour rejoindre leurs établissements sis à Tazmalt en effectuant un trajet de trente kilomètres par jour. Pour les signataires de ce document qui s’interrogent «comment se fait-il que d’autres établissements dont les travaux lancés en même temps sont opérationnels alors que celui d’Ath-Mlikeche et au moment ou on attend son achèvement, on vient récupérer le matériel et autre équipement de cantine scolaire pour l’affecter vers un autre établissement pour des raisons obscures ?». A tout cela s’ajoute la nécessité de la dotation du CEM Ben Messaoud Rabia de Tabouda d’une demi-pension, un établissement dont l’ouverture remonte à 1987. Le dernier point inscrit dans la plate-forme de revendications dont des copies ont été adressées aux différentes autorités du pays ; l’alimentation en gaz de ville, ce précieux liquide qui était aux yeux des habitants un luxe, est devenu vital et plus qu’indispensable en tenant compte de l’expérience vécue durant le mois de février où la commune a été isolée du reste du monde durant une quinzaine de jours en raison des intempéries et de la neige qui a bloqué tout accès à la commune et où, dans certains endroits la bonbonne de gaz fut cédée à plus de 1 000 dinars en raison de son indisponibilité et sa rareté. Pour conclure leur déclaration signée par une vingtaine d’associations, le collectif demande «la mise en service de la chaîne de refoulement en urgence, l’achèvement des travaux de revêtement du tronçon indiqué auparavant, l’ouverture du lycée et la réalisation d’une cantine scolaire au CEM Benmessaoud Rabia ainsi que l’accélération des travaux d’alimentation en gaz de ville». Le collectif des associations qui a toujours été le porte-parole des habitants en transmettant à qui de droit les différentes doléances citoyennes se «désengage de toutes les conséquences qui en découleront de cette situation», en cas de non satisfaction de ces revendications des plus légitimes».
Achiou Lahlou

