Le climat qui règne, ces jours-ci, chez les agents de sécurité des trois résidences universitaires d’El Kseur, est loin d’être reluisant dans la mesure où ces derniers n’ont pas perçu leurs salaires depuis trois mois.
Il faut ajouter à cela, leur situation marquée par la fin de leurs contrats et le refus de la direction des œuvres universitaires d’assurer leur intégration dans ses effectifs. En effet, les agents réclament le versement de trois mois de salaires impayés, jusqu’à ce jour, et exigent de la direction des œuvres universitaires (DOU) leur intégration parmi ses effectifs. « Notre employeur, en l’occurrence l’entreprise GSS, nous a fait signer des contrats de travail de 3 mois renouvelables au début de cette année universitaire, et à ce jour, nous n’avons perçu aucun sou», déplore un agent de la résidence Berchiche 3, avant d’enchaîner : « Une rumeur faisant état, depuis un bon bout de temps, d’une éventuelle prise en charge du volet sécuritaire des résidences par un personnel recruté par la DOU, nous a contraints à réagir. Nous estimons que nous sommes prioritaires, nous qui, pour la plupart, avons travaillé pendant près de quatre années au sein des trois cités, et c’est pourquoi nous insistons sur notre intégration». Toutefois, notre interlocuteur se désole en affirmant : « La direction des œuvres universitaires vient d’engager pas moins de 33 agents polyvalents de troisième catégorie OP3, répartis en groupes de 11 éléments, pour chaque résidence, pour assurer la sécurité de ces dernières, mais seuls 15 agents sur 45 ont été repêchés par la DOU pour faire partie de cet effectif ». Refusant cet état de faits, les protestataires assurant leur travail au niveau des cités, comme si de rien n’était, ont obligé les nouvelles recrues à rebrousser chemin, tout en brandissant la menace du recours à des actions d’envergure au cas où leurs revendications ne trouvaient pas d’écho favorable. A souligner que des pourparlers ont été engagés au cours de cette semaine entre les responsables concernés et lesdits agents, néanmoins, rien de concret n’a filtré de ces rencontres. En fait, au cours de la rencontre qui a eu lieu au siège de la daïra, sous la présidence de son chef, entre représentants de la société GSS et les plaignants, l’employeur s’est engagé nous disent les agents ayant pris part à ce face- à- face, à leur payer une mensualité (sur les 3) au plus tard dans 10 jours, en attendant de leur payer le reste dans les jours qui suivront. Une option que les délégués des agents ont refusée catégoriquement. Quant à la direction des œuvres universitaires, indiquent les délégués reçus par le directeur, ce dernier aurait fait montre d’une intransigeance inédite et d’un comportement « indigne d’un responsable », déplorent-ils. En somme, faut-il le dire, cette situation n’augure de rien de bon, d’autant qu’elle est inscrite dans un contexte social des plus durs et que les concernés, pour la plupart des chefs de familles, ne sont pas prêts à se retrouver de nouveau au chômage.
Mohamed Haddad

