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Beaucoup reste à faire en matière de développement

La commune de Maâla, relevant de la daïra de Lakhdaria, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, connaît d’importants travaux d’aménagement.

En effet, les services municipaux de cette localité sont à pied d’œuvre depuis le début du mois de mars dernier, afin de réhabiliter les axes routiers de cette commune, les canaux d’assainissement et autres travaux de réfection. Ainsi, le chef-lieu communal a subi un important rajeunissement, notamment la création de nombreux espaces verts et autres aires de jeux pour les enfants. Mieux encore, les crevasses et autres nids de poule ont été comblés par les agents de l’APC. Autre changement notable, celui des canaux d’évacuation des eaux usées, lesquels, faut-il le rappeler étaient dans un piteux état. Désormais, point d’égouts à ciel ouvert et ce qui en découle comme désagréments. « Cela fait bien longtemps qu’on attendait ces travaux! », nous a confié un citoyen. Par ailleurs, ce hameau d’à peine 12 mille habitants, a bénéficié récemment d’un plan d’aménagement de plusieurs millions de dinars, de la part de la wilaya de Bouira, dans le cadre du développement rural. Cependant, tout n’est pas aussi rose… Ainsi et en dépit des efforts consentis par les autorités locales, dans le but de sortir cette bourgade de sa léthargie, il n’en demeure pas moins que bon nombre de carences restent encore flagrantes. En effet, la population de Maâla ne cesse de réclamer le raccordement au gaz de ville et l’électrification, notamment dans les contrées les plus reculées. Ajouté à cela, le manque criard d’infrastructures de première nécessité tels qu’un centre de santé digne de ce nom, un collège, une maison de jeunes… etc. Saïd, 26 ans, chômeur de son état, dira à ce sujet : « Notre commune et ses habitants ont été négligés des années durant. D’ailleurs, les traces de cet abandon sont encore visibles. Maâla a payé un lourd tribut pendant la décennie noire, l’Etat nous a sacrifié ! L’actuel P/APC, nous a promis lors des dernières élections municipales, que notre localité allait connaître un profond changement et que le chômage allait être réduit de 30%. Cinq ans plus tard, la courbe du chômage n’a fait qu’augmenter, les projets de développement se font toujours attendre et la précarité ne cesse de gagner du terrain », a-t-il fait remarquer. Devant ce constat plus qu’accablant pour les élus locaux, notre interlocuteur s’est quand même félicité des projets en cours, tout en soulignant le fait que les citoyens de cette commune attendent davantage dans le secteur économique et celui des prestations de services. « Nous avons été oubliés pendant plusieurs décennies, il faut bien plus que de simples chantiers lancés par-ci, par-là pour nous rendre notre dignité », a-t-il conclu d’un air blasé.

Ramdane B.

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