Le foncier considéré comme le socle de tout développement local se trouve quelque fois mal exploité jusqu’à la déperdition de surfaces à bâtir, alors qu’il s’agit d’un trésor qui se fait désirer, voire inexistant dans la commune de Barbacha, à l’instar des autres communes de la wilaya de Bejaïa. Au niveau de cette municipalité et plus exactement dans la localité d’Ighil Larbaâ, l’on a constaté une mauvaise exploitation d’un terrain vaste appartenant aux domaines, qui est de surcroit d’une excellente qualité topographique pour servir d’assiette à bâtir. Sur ce terrain plat de quelques hectares, l’on a implanté sur moins d’un tiers de sa surface globale une école primaire, une salle de soins, une mosquée et un bloc de locaux à usage professionnel, tous construits en alignement sur le côté jouxtant l’axe routier, donc l’accès principal à ce terrain. En conséquence à cet état de fait, le passage est pratiquement fermé vers la surface restante non bâtie et mise en arrière-plan pour qu’elle redevienne un terrain presque inutile. Pour les habitants de la localité d’Ighil Larbaâ ayant constaté désespérément cette mascarade foncière, cela relève «du manque de planification de l’urbanisme et dans la mise en œuvre de projets locaux». L’utilisation de cette richesse rarissime doit se faire dans la rationalité et avec étude au préalable afin d’éviter un tel gaspillage pour préserver ce qui reste du foncier alors très cher et très rare.
Nadir Touati
