Dans cet entretien accordé à notre journal, le président du RC Seddouk, Kebbi Mohand, en poste depuis 12 ans, revient longuement sur la rencontre devant opposer son club le RC Seddouk à la JSIO, reportée à deux reprises par la ligue de Béjaïa.
Dépêche de Kabylie : La ligue de football de la wilaya de Béjaia vient de reporter pour la seconde fois la rencontre devant opposer le RCS à la JSIO, pouvez-vous nous donner vos impressions à ce sujet ?
Kebbi Mohand : Nous voudrions savoir pourquoi la ligue de Béjaia ne nous a pas donné le gain du match suite à la défaillance de la JSIO sur le terrain, prétextant une agression qui n’a pas eu lieu. Tout est clair maintenant, la JSIO cherche à gagner le match contre le RCS par l’intrigue, sachant qu’elle n’a aucune chance de le gagner sur le terrain. Elle a donc fomenté ce coup, induisant la ligue de wilaya en erreur. Dans la logique des choses, la JSIO devrait être sévèrement sanctionnée. Elle n’a nullement été agressée, puisqu’un arsenal policier impressionnant a été déployé par la sûreté de Seddouk dont le chef en personne était présent au stade. Le comité du RCS a tenu, la veille du match, une réunion où les supporteurs du club ont été sensibilisés au fait que cette rencontre devait être une vraie fête de football.
Et qu’avez-vous à dire sur le second report ?
La décision de reporter le match, puis de le faire jouer à huis clos, était arbitraire selon nous. Malgré le huis clos imposé à notre équipe, la JSIO a, encore une fois, refusé de jouer, et la décision prise par la ligue de reporter ce match pour la seconde fois, est discriminatoire. Mais nous respectons toute décision venant de la tutelle, bien évidemment. Nous condamnons, avec vigueur, ce scénario monté de toutes pièces par la JSIO, qui cherche à influencer les instances du football. Nous demandons à la ligue de la wilaya de Béjaia de faire un procès équitable, qui ne pourra être qu’en notre faveur, car nous méritons le gain du match. Dans le cas contraire, chacun devra assumer ses responsabilités. Le RC Seddouk est un grand club qui ne date pas d’aujourd’hui. Il est la fierté de toute la wilaya de Bejaia. Il est sur la bonne voie, car l’année passée, il a décroché l’accession à la division honneur et cette année il brigue une accession en régionale II.
Dites nous ce qui s’est réellement passé le samedi 07 avril ?
La rencontre qui devait nous opposer, samedi 07 avril au stade de Seddouk, à la JS Ighil Ouazoug n’a pas eu lieu, étant donné que la JS IO ne s’est pas présentée sur le terrain. La JS Ighil Ouazoug est arrivée jusqu’à Seddouk mais ses dirigeants en constatant que la moitié des spectateurs était restée dehors par faute de places ont eu peur et ont rebroussé chemin. Ils ont prétexté une agression à l’extérieur du stade alors que les services de sécurité ont déployé ce jour-là une trentaine de policiers bien équipés, qui ont veillé au grain à l’intérieur et à l’extérieur du stade, en témoigne la rencontre juniors entre le RCS et la JSIO qui s’était déroulée dans un fair-play total malgré le score de parité qui arrangeait plus l’équipe visiteuse. Mieux que ça, ce sont les dirigeants du RC Seddouk qui ont assuré le retour des joueurs de l’équipe junior de la JS IO, abandonnée par leur équipe séniors, en les transportant avec le bus du club jusqu’à Béjaia. Il faut dire aussi que l’équipe de la JS IO, en déclarant forfait, a gâché une belle fête de football pour les centaines de spectateurs qui se sont déplacés ce jour-là au stade de Seddouk, pour profiter d’un bon spectacle et éventuellement de buts, sachant que les deux équipes pratiquent un bon football.
Le mot de la fin ?
Je condamne la violence d’où qu’elle vienne et je salue la décision de la FAF qui exige des ligues de sanctionner sévèrement les fauteurs de troubles. Je demande juste aux responsables de la ligue de savoir rester neutres dans cette affaire et de ne pas succomber aux magouilles de la JSIO. Il faut dire aussi, qu’un club sans spectateurs ne peut évoluer, car les spectateurs sont sa raison d’être, notamment, en zones enclavées comme Seddouk, où les jeunes manquent terriblement de loisirs. Ne leur rajoutons pas d’autres frustrations SVP !
Entretien réalisé par L. Beddar
