L’Unpef paralyse les écoles

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Le secteur de l’éducation replonge dans les perturbations. A quelques semaines seulement des examens, la protesta reprend de plus belle, et ce dans les trois paliers.

L’Union nationale des professeurs de l’éducation et de formation (Unpef) a entamé hier son mouvement de grève de deux jours. A en croire les initiateurs de ce mouvement de grève, « ce débrayage a été un franc succès ». Se félicitant de la grande mobilisation des travailleurs de l’éducation, l’Unpef a indiqué que « c’est pour la première fois que tous les corps de l’éducation ont unis leurs forces pour frapper fort afin de faire valoir leurs revendications ». L’Unpef a indiqué que cette action de protestation intervient pour « dénoncer le nouveau statut particulier qui a lésé certains corps relevant du secteur de l’éducation nationale ». « Les travailleurs du secteur en question ont été nombreux à répondre au mot d’ordre d’un rassemblement devant les directions de l’éducation, à l’échelle nationale », selon un communiqué de l’Unpef rendu publique hier. Les rédacteurs de ce communiqué ont dans ce sens indiqué que « les travailleurs de l’éducation, affilié à l’Unpef veulent radicaliser leur mouvement de protestation, et ce, jusqu’à la prise en charge de leurs revendications ». Rappelons toutefois, que « l’Unpef a adressé une lettre au président de la République dans laquelle, il le sollicite à procéder au gel du statut particulier révisant le décret 315-08 ». L’Unpef a par la suite brandit la menace d’aller vers une grève d’une semaine reconductible à partir du 29 avril prochain, au cas où ses doléances ne seront pas prises en charge par le département de Boubekeur Benbouzid. Le taux de suivi de ce mouvement de grève, selon l’Unpef, est estimé à 85% à Tizi-Ouzou, 75% à Bouira, 71% à Alger-Est, 65 à Alger-Ouest, 63% à Alger centre, 31% à Boumerdes, 50% à Béjaia, 40 à Blida. Joint par téléphone, le représentant de wilaya de Bouira a expliqué les motivations de ce débrayage par « le refus de la tutelle de répondre favorablement à nos doléances ».

Dans l’après-midi d’hier, des dizaines d’enseignants, du primaire et du moyen, ont tenu un sit-in, devant le siège de la direction de l’éducation de Bouira, afin de crier leur mécontentement face à ce qu’ils ont qualifié d’«autisme et de mépris » du département de Benbouzid à leur égard. Lors de ce rassemblement, le coordinateur de l’Unpef a appelé les manifestants à « rester vigilants et à ne pas céder aux pressions émanant de la tutelle », avant d’énumérer les différents points qui restent en suspens, à l’exemple des indemnités et autres revalorisations salariales, l’intégration des corps communs de l’éducation, le droit à la formation…

A Tizi-Ouzou, les travailleurs du secteur se sont regroupés dans la matinée d’hier devant le siège de la direction de l’éducation pour réitérer leurs revendications aux responsables concernés. Ils sont soutenus dans leur action par les professeurs, les directeurs et les inspecteurs.

L.O.Challal, Ramdane B et Arous Touil.

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