Les habitants de la commune d’Ighram, sise à quelques kilomètres du chef-lieu d’Akbou, trouvent du mal à s’alimenter en eau potable pour le 5e jour consécutif.
Selon une source locale, une fuite d’eau au niveau de la conduite principale en serait à l’origine. Pourtant, plus de trois milliards de dinars, relevant de PSD (plan sectoriel de développement) est le montant alloué pour l’entretien de la conduite AEP. Des travaux qui ont par conséquent privé les citoyens d’eau, quasiment pour une semaine. «Pour faire vite et surtout ne pas pénaliser davantage le citoyen, on a réquisitionné toute une équipe d’entretien (soudeur, plombier…) pour ce week-end afin de résoudre le problème», apprend-on de M. Mnd Oudrir Iskounène, premier adjoint au maire. Pour autant, la conduite, en phase de reconstruction, s’étend sur une distance de 900 ML du fourrage situé à Ath Abbas. Selon notre interlocuteur, les travaux de reconstruction sont divisés en deux tranches, la première contient la partie qui mène du fourrage d’Ath Abbas jusqu’à la voie ferrée. La deuxième, celle qui relie Laâziv au lieu-dit Thala Fethoune au village d’Elmaoguenen. Le réseau d’alimentation d’eau potable fut installé en 1990. D’où le problème de la pompe qui revient en permanence à cause de l’érosion des tuyaux qui a provoqué par la suite plusieurs fentes. «A chaque fois, on intervient pour réparer ces fentes, hélas, le problème réapparait. Donc, on a décidé de remplacer entièrement l’ancienne conduite par une autre. Un tel projet nous a été accordé par les services de l’hydraulique», dira-t-il. Autre ennui qui préoccupe les responsables locaux à Ighram est l’état dégradé du deuxième fourrage. D’ailleurs, ce dernier, signalons-le, est mis hors service il y a deux mois. «Une équipe d’experts a été mise en branle pour faire l’endoscopie dudit fourrage.
Ensuite, les experts ont fait leur rapport qui a été à son tour, transmis au niveau de la direction de l’hydraulique à Béjaïa. Et ils nous ont accordé un nouveau fourrage à la place de l’ancien», conclut-il. Mais, reste à savoir : quand sera-t-il réaliser ?
Dans ce cas, les responsables communaux souhaitent éviter cet éventuel problème qui peut nuire à toute la population au où les autorités ne réagissent pas.
En effet, le seul fourrage qui sert désormais la localité est «insuffisant» pour satisfaire le besoin de 13 000 habitants.
«Se servir d’un seul fourrage pour tous les villages, c’est mettre la population dans une situation précaire, voire une crise d’eau, surtout que l’été arrive», mettent-ils en garde.
Menad Chalal
