Le village d’El Hammam oublié

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Alors que des candidats à la députation défilent dans les villes et villages en promettant monts et merveilles, des localités entières connaissent un retard considérable en matière de développement.

Le village d’El Hammam dans la commune de M’Kira relevant de la daïra de Tizi-Gheniff constitue un exemple édifiant en la matière. Fort de plus de mille habitants, ce village composé essentiellement des hameaux d’El Hammam n’Gaoua, de Tamrijt, attend un geste de la part des autorités locales. Un groupe de citoyens nous a appelés pour nous dire que leur village est oublié. A commencer par l’eau potable. Bien que cette localité ait bénéficié d’un réseau d’alimentation, il faut dire que l’eau n’y arrive que rarement. « Si en hiver, il n’y a pas assez d’eau, en été c’est pire' », nous a déclaré un membre de ce groupe de citoyens. Continuant son réquisitoire vis à vis des autorités, la même personne nous a appris que ce village n’a pas bénéficié de l’éclairage public à l’instar des autres. « Si on entend que dans les autres villages, des infrastructures sont réalisées au profit des jeunes, à El Hammam, cela fait maintenant vingt-sept ans que nous sommes rattachés à M’Kira, et nos enfants n’ont ni un foyer de jeunes, ni une aire de jeu. D’ailleurs, c’est tout près de la rivière qu’ils ont improvisé tout comme leurs aînés, un lieu pour taper sur la balle. Ils sont livrés à eux-mêmes « , a enchaîné un autre interlocuteur. A Tamrijt, par exemple, une piste attendue depuis des années n’est pas encore ouverte. Pour ce cas, une source proche de l’APC de M’Kira nous a expliqué que le problème se posait dans le tracé de cette piste. « Il y a beaucoup d’oppositions. Certains refusent à ce que la piste traverse leurs terres. Même chose pour l’aire de jeu. A un moment donné elle a été inscrite, mais faute de terrain, elle n’a pu être concrétisée », nous a confié par ailleurs, la même source en ajoutant que ce village a bénéficié des mêmes opérations que celles programmées sur tout le territoire de la commune. Si la piste vers Gaoua avait été revêtue en tri couches, aujourd’hui, elle commence à se dégrader. « Notre route devient de plus en plus impraticable. Nous interpellons les services concernés à l’inscrire dans les PCD ou les PSD pour bénéficier d’un bitumage », n’ont cessé de réclamer ces citoyens.

Amar Ouramdane

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