Les enseignants ayant réussi le concours professionnel, sont montés hier au créneau. Et pour cause, ils ont observé un rassemblement hier devant la maison de la presse Tahar Djaout Alger afin d’exiger leur intégration dans leurs postes. Le secteur de l’éducation nationale ne cesse de vibrer presque chaque jour sur les cris de protestation des travailleurs, qui dénoncent l’indifférence de la tutelle vis-à-vis de leurs doléances. Cette fois-ci, plus de 1 000 enseignants, à travers le territoire national ayant réussi le concours professionnel, sont monté au créneau pour exprimer leurs ras-le-bol concernant la sourde oreille du ministère de la tutelle, quant à leur revendication « on veut l’application de la circulaire portant sur notre intégration dans notre postes, après qu’on ait réussi le concours professionnel » a estimé une représentante. Précisant que la direction générale de la fonction publique a mis en place cette circulaire depuis 2010, mais elle n’a pas été appliquée par le ministère de l’éducation nationale. « Le ministère a justifié ce refus par le manque de postes, alors que les enfants de Chouhadas ont bénéficié de plusieurs postes, sans avoir passé le concours » a affirmé Mriziga le coordinateur national avant d’ajouter que « on n’a rien contre les enfants de Chouhadas, mais la tutelle n’a pas pris en considération le facteur de la compétence, ce qui est injuste et inacceptable ». Les protestataires ont tenu à souligner également que l’administration a été ambiguë,; car les résultats du concours n’ont pas été publiés dans plusieurs wilayas. « Il y a des candidats qui ne savaient même pas qui ils ont réussi le concours » a noté un des enseignants. Par la suite, ces derniers ont saisi plusieurs syndicats du secteur et organisations de défence des droits de l’homme, mais en vain, leur appel n’a pas trouvé son écho, puisque leur revendication n’a pas été satisfaite. « Il y a que l’Unpef qui nous a soutenu », a fait savoir le coordinateur national. De ce fait, les protestataires interpellent le président de la république, afin qu’il trouve une solution ferme à leur doléance. « On exige l’intervention du premier magistrat de la république, pour rendre la justice à 1 000 enseignants », ont exigé les protestataires.
Samira Saïdj
