Les médecins internes du Centre hospitalo-universitaire Nedir Mohamed de Tizi-Ouzou ont observé avant-hier, une journée de grève en guise de solidarité envers un de leurs collègues, agressé mercredi soir, alors qu’il était en plein exercice de ses fonctions.
Les grévistes, par cette action, ont demandé le renforcement de la sécurité jugée très insuffisante dans l’établissement. « Nous sommes livrés à nous même, le personnel n’est guère en sécurité notamment dans le pavillon des urgences toujours pris d’assaut, non seulement par les patients et leurs familles, mais aussi par des délinquants et des voyous qui s’introduisent à l’intérieur même des services, comme bon leur semble et en imposant leur dictat », déclare un médecin tout en précisant que « la victime a été agressée physiquement par un garde malade ». Il convient de signaler que le mot d’ordre de débrayage a été largement suivi par les médecins internes qui ont boudé leurs postes de travail durant toute la journée d’avant-hier. Dans l’après midi, et pour faire valoir leurs revendications, un rassemblement a été tenu devant la direction des activités paramédicales (DAPM) de l’établissement pour demander aux responsables des solutions urgentes afin de parer à l’insécurité croissante qui règne dans l’enceinte hospitalière. « Nous voulons seulement être en sécurité au moins pendant l’exercice de notre travail, les responsables doivent réagir afin de mettre les moyens nécessaires pour remédier à la situation, sachant que le phénomène n’est pas nouveau au CHU de Tizi-Ouzou », clama un intervenant lors du rassemblement des grévistes.
A. G.