Le problème du gaz naturel est l’une des préoccupations majeures des comités de villages de Tizi-Gheniff.
Les blocages et les entraves, selon les représentants de ces comités, les poussent à passer à des actions d’envergure. Il faudra rappeler qu’au début d’avril, les habitants du versant Nord comprenant plus d’une trentaine de villages et hameaux ont fermé le siège de la daïra durant trois jours. Un procès verbal a été cosigné par le président de l’APC, le chef de daïra de Tizi-Gheniff, le directeur de l’énergie et des mines de Tizi-Ouzou d’une part, et d’autre part par vingt représentants des villages où il est écrit : « Le bureau d’études sera instruit pour activer et achever rapidement les études du versant Nord de la commune pour la réalisation du programme de l’alimentation en gaz et qu’un écrit sera destiné à la Sonelgaz et au ministère de l’énergie pour inclure le versant Nord dans l’appel d’offres au même titre que le versant Sud prochainement ». Ces décisions ont été acceptées par tous. Quelques jours après, et plus précisément le premier mai dernier, les représentants des comités de villages ont affiché un appel de dénonciation. « Nous les représentants des comités de villages de Tizi-Gheniff, dénonçons et prenons à témoins les citoyens de la commune et les autorités « compétentes » sur les blocages et les entraves provoqués par les autorités relatifs au projet d’approvisionnement de la commune en gaz naturel », lit-on en premier lieu. Et un peu plus loin, ils pointent du doigt les autorités locales. « Malheureusement, à cause des négligences des services techniques de l’APC de Tizi-Gheniff et de la défaillance des autorités locales « concernées », l’étude a été rejetée par les services compétents », ont-ils poursuivi. Les représentants rappellent que des appels ont été lancés en direction des responsables locaux afin d’apporter des solutions concrètes, mais ces derniers persistent dans leurs agissements qui engendrent plus de retard pour la réalisation de ce projet. Les représentants des comités de villages tiennent des réunions presque quotidiennes afin de préparer les actions à venir. « Nous rappelons à l’ensemble des citoyens de la commune que nos revendications sont légitimes et s’inscrivent strictement et uniquement dans un cadre social, c’est pourquoi nous dégageons toute responsabilité si nous menons des actions qui vont leur causer des désagréments », nous a déclaré un représentant de l’un de ces villages.
Amar Ouramdane

