M’Chedallah Une simple prise d’air aux pistons et ventouses détériorés en est la cause – Thamourth Ouzemour sans eau depuis une semaine

C’est de nouveau la panne sèche au niveau de plusieurs agglomérations périphériques de Thamourth Ouzemour telles que M’Ghanem, Thiniliouine ou Thiaichth qui comptent chacune plus d’une centaine de foyers, dont les robinets sont à sec depuis dimanche passé.

La cause de cette nouvelle rupture d’alimentation en eau potable de cette région est tout simplement une prise d’air à l’origine d’un refoulement du liquide qui jaillit à flot au niveau de plusieurs ventouses à proximité du village Aggach dans la commune de Saharidj et au niveau du cimetière de Thaydha en périphérie du chef-lieu de la même commune. La cause de ces prises d’air à répétitions qui pénalisent l’ensemble des bourgades situées dans la partie ouest de la commune de M’Chedallah réside dans le fait que les pistons de ces ventouses dont le rôle est la décompression du réseau d’AEP qui provient du captage de la source noire d’Illithen sont détériorés et inopérants. Un état de fait qui dure depuis au mois une dizaine d’années avec ces prises d’air qui redoublent de fréquence en été soit à partir du moment où le débit de la source commence à baisser, mais jamais au point d’être insuffisant ou nécessitant un quelconque rationnement. A chaque fois que survient cette panne, l’eau, destinée à Thamourth Ouzemour, Ath Ivrahim, Ath Yakhlef pour ne citer que ces plus importants villages, se perd inutilement le long du réseau principal du transport au niveau de ces ouvrages (ventouses). Des pannes qui durent des jours sinon des semaines à cause du peu d’empressement que mettent les équipes d’entretien pour leur prise en charge au point où des propriétaires d’oliveraies ont aménagé des rigoles de canalisation à partir de ces ouvrages pour acheminer l’eau qui y jaillit à flot jusqu’à leur propriétés et irriguer leurs oliviers. Une carence qui a été signalée depuis plusieurs année aux responsables concernés sans que cela ne les fasse réagir pour autant ne serait-ce que pour remplacer les couvercles disparus de plusieurs ventouses sachant que bien souvent, ces pannes sont provoquées pour ces raisons évoquées (irrigation d’oliveraies), rien qu’en coinçant le bout restant de la soupape de décompression à l’aide d’une simple tige en bois. Un tronçon d’environs 400m de ce réseau d’AEP a été confié à l’ADE il y a 2 ans au niveau du village Aggach à partir du répartiteur sans aller plus loin, soit sans que les ventouses défaillantes ne soient remplacées. D’où la persistance de ces ruptures à répétition le long de la saison chaude sur ce réseau et toujours aux mêmes endroits. En attendant que l’on se décide enfin à s’occuper sérieusement de ce cas relaté l’ensemble des agglomérations desservies par cette conduite continueront à subir les affres de la soif de manière régulière durant l’été.

Oulaid Soualah