Recrutés durant les années de braise, précisément en 1995, pour renforcer les collectivités locales (communes, daïras et wilayas), notamment pour s’occuper de tâches liées aux opérations électorales, de jeunes cadres détenteurs de diplômes universitaires ont vécu l’enfer et sont restés plus de 17 ans sans être titularisés dans leurs postes.
Malgré cela, ils ont résisté travaillant en simples contractuels, sans aucun échelon ni aucun autre avantage dû à la fonction. A leur grande surprise, et suite à la promulgation du décret définissant le statut des fonctionnaires des collectivités locales et leur régime indemnitaire, paru en l’an 2012, ces travailleurs ont été intégrés en tant qu’administrateurs territoriaux au niveau des communes et classés à la catégorie 12. Quant aux autres administrateurs ayant les mêmes diplômes et la même formation, mais recrutés au niveau des daïras et des wilayas, ceux-là ont été tout simplement classés à la catégorie 14. L’un de ces cadres nous a déclaré qu’il ne comprenait pas les raisons de cette marginalisation. “Sincèrement, il est injuste et inconcevable de favoriser et de faire une distinction entre deux fonctionnaires recrutés au même moment et avec le même diplôme et statut, l’un se retrouve administrateur au niveau des communes et l’autre est administrateur principal au niveau de la daïra ou de la wilaya», dit-il d’un air dépité. Ce dernier interpelle, encore une fois, les pouvoirs publics à l’effet d’intervenir pour rendre justice à cette catégorie de cadres, lesquels mériteraient bien mieux que cela.
S. Chenouf
