Sur les 676 meetings programmés au niveau de la wilaya de Tizi-ouzou dans le cadre des joutes électorales de jeudi prochain, près de 270 rencontres ont été annulées pour différentes raisons, c’est ce que nous a déclaré hier le président de la commission de wilaya de surveillance des élections, M. Malki. La clôture de la campagne électorale qui a eu lieu dimanche dernier vers 19 heures s’est faite, comme elle a commencé au niveau de la wilaya de Tizi-ouzou, c’est-à-dire dans le calme. C’est d’ailleurs ce qu’a tenu a nous déclarer le président de la commission de wilaya de surveillance des élections. Une campagne qui n’a pas réellement captivé les gens de la région. N’enregistrant pas l’écho estampé elle aura frôlé l’inaperçu. Ceci, même si l’activité partisane a atteint son paroxysme, le citoyen lui a démontré son indifférence à l’égard des élections de jeudi prochain. Selon M. Malki, aucun dépassement n’a de ce fait été enregistré au cours de la période consacrée à la campagne électorale. Si ce n’est bien évidement au niveau de l’affichage et du respect des espaces alloués à cet effet. Une situation qui n’a d’ailleurs pas manqué d’être observée un peu partout à travers les quatre coins de la wilaya. Des incidents qui «ont tout de même été réglés en sollicitant l’intervention des partis concernés», dira notre interlocuteur. Par ailleurs, la campagne électorale à travers laquelle ont été programmés 676 meetings, «près de 60% ont été tenus, au moment où le reste est classé comme non tenu», expliquera notre interlocuteur, qui ajoute par contre que le nombre de meetings non tenu n’a pas encore été établi. «Nous avons demandé aux différents partis de nous établir la situation finale de leurs activités au terme de cette campagne. Car à travers les meetings non tenus, nous prenons en considération les rencontres de proximité avec les citoyens dans les lieux publics, transformés en meetings». Au sujet du jour J des élections législatives, le président de la commission de wilaya de surveillance des élections dira que tous les moyens sont mobilisés : «Nous pouvons dire que nous sommes prêts car tous les moyens matériels et humains ont été mobilisés». Jeudi 10 mai les 648 854 électeurs inscrits au niveau de la willaya de Tizi-ouzou peuvent de ce fait procéder au vote à travers 194 bureaux qui vont être mis à leur disposition pour l’occasion. Les 32 listes en lice dans la wilaya auront chacune leur représentant dans les bureaux de vote, expliquera M. Malki. Par ailleurs à Béjaïa et après avoir écouté tous les sons de cloche, trois semaines durant, les électeurs ont probablement fait leur choix. La campagne électorale ayant pris fin avant-hier, un bilan s’impose, notamment de la part de la Commission de surveillance des élections législatives. Bien que Hamza Latreche, président de cette commission à Béjaïa, déclare qu’ « hormis un affichage anarchique, aucun dépassement n’a été relevé », il a été constaté par plusieurs citoyens, une guerre entre deux têtes de listes qui se sont accusées de tous les maux. Ceci, les membres de la commission le savent, mais ils n’en ont pas fait cas, en saisissant plutôt la Commission nationale et la Commission juridique sur les cas de dépassements constatés en matière d’affichage. Pour confirmer le bon déroulement de la campagne électorale, le président de la Commission de surveillance rappellera le passage par la wilaya de Béjaïa de presque tous les chefs de partis politiques, qui ont pu y animer des meetings sans heurts, que ce soit au chef-lieu ou dans les daïras. Ce bon déroulement a été constaté selon le président de cette commission, par des observateurs étrangers, un espagnol et une allemande. Toujours dans le domaine du suivi des élections par la communauté internationale, quatre égyptiens et un sénégalais sont également arrivés hier à Béjaïa, selon les informations données par le président de la Commission de wilaya de surveillance des élections.
Les numéros de classement des bulletins attribués
Avant-hier, il a été procédé à un tirage au sort, par la Commission de surveillance des élections législatives de la wilaya de Béjaïa, pour le positionnement dans la présentation des bulletins de vote, le jour de l’élection, dans tous les bureaux de la wilaya. C’est le deuxième tirage au sort fait localement, après celui effectué bien avant la campagne électorale, relatif aux numéros à donner aux différentes listes sur les tableaux d’affichage. Entre les deux tirages locaux, il y a eu le tirage au sort effectué au niveau national pour l’affectation des numéros aux partis politiques en lice pour les prochaines législatives. C’est ainsi que presque tous les partis se sont retrouvés avec trois numéros différents en l’espace d’un mois, et seul celui affecté au niveau national et qui sera porté sur les bulletins de vote est réellement valable le jour des élections. D’ailleurs, le bulletin de vote portera et le numéro attribué et la photo de la tête de liste, pour les listes partisanes, la photo de la tête de liste et une lettre d’alphabet, pour celles des indépendants. Ceci ne risque-t-il pas de compliquer la tâche aux électeurs, analphabètes notamment ?
Pour justifier cette procédure, Hamza Latreche, président de la Commission de surveillance des élections législatives au niveau de la wilaya de Béjaïa s’en remet à la loi qui stipule cela, et d’ailleurs, il nous rappellera la correspondance n° 3246 du 29 avril, émanant du ministère de l’Intérieur, demandant l’organisation d’un tirage au sort pour le classement des bulletins de vote au niveau des bureaux. Concernant le jour J des élections, le président de la commission tiendra à rectifier le tir concernant une « bévue » annoncée par ses soins à Radio Soummam. Effectivement, alors qu’il avait déclaré que « l’électeur pourrait prendre un seul bulletin de vote avec lui à l’isoloir », il corrigera en rappelant l’article 44 de la loi du 14 janvier 2012, portant régime électoral, qui stipule que « l’électeur doit prendre un exemplaire de chaque bulletin de vote ». Ce qui confirme, de facto, l’ancienne procédure qui oblige les électeurs à prendre l’ensemble des bulletins présentés avec eux à l’isoloir.
T. Ch. et A. Gana