Ils ont observé un sit-in hier à Alger – Les travailleurs du pré emploi menacent de boycotter les élections

«Où va l’Algérie ? », « l’Algérie pour tous » et « Le travail pour tous », ces slogans ont été scandés hier à Alger, par les travailleurs du pré emploi, qui sont montés au créneau afin d’exiger leur intégration immédiate. Pas moins de six cents mille travailleurs du pré emploi attendent toujours la régularisation de leur situation professionnelle, à savoir, leur intégration. « Nous avons mare du pré emploi, qui est un dispositif précaire. Nous ne sommes pas venus pour casser ni pour détruire, nous voulons juste avoir du travail », a lancé un jeune manifestant, lors du sit-in qui a été observé devant la Maison de la presse Tahar Djaout. Ce rassemblement était prévu à la grande poste, mais le dispositif sécuritaire qui a été mis en place a empêché les centaines de travailleurs du pré emploi de l’y tenir. « La police a procédé à l’arrestation de plus de 200 manifestants venus de différents coins du pays », a affirmé Malika Falil, la présidente du comité national des travailleurs du pré-emploi et du filet social, affilié au SNAPAP. Les travailleurs du prés-emploi ont quand même tenu à exprimer leur ras-le-bol face à l’indifférence des autorités. Les protestataires ont dénoncé avec force la fuite en avant exercée par les responsables, qui n’ont pas tenu leur promesse de prendre en charge leurs doléances : « Le 29 avril, nous avons eu un accusé de réception de la part du gouvernement qui nous a promis de régler notre situation avant le 10 mai, mais jusqu’à maintenant rien n’a été fait », a souligné la même responsable. Elle ajoutera : « si les autorités ne prennent pas en charge notre intégration immédiatement, les six cents mille travailleurs du pré emploi boycotteront les prochaines élections législatives ».

Les manifestants ont tenu également à scander des slogans contre l’exploitation et l’injustice sociale. « Certains travailleurs sont payés entre 3000 et 9000 Da », se sont indignés les protestataires. En effet ces derniers ne comptent pas lâcher prise, ils se sont montrés déterminés à aller jusqu’au bout afin d’arracher leur droit constitutionnel.

Samira Saïdj