En grève depuis une semaine, les employés de la société de miroiterie et verre technique de (SOMIVAR) de Thènia réclament principalement le départ du directeur général. Les protestataires, qui ont accroché des banderoles sur les murs de l’usine située à l’entrée ouest de la ville précitée, accusent expressément le responsable en question de « mauvaise gestion ». « Ce directeur, qui n’a aucune notion du management, s’est distingué par un comportement méprisable qui fait fuir nos fournisseurs et nos clients », s’indignent les grévistes, en précisant que la production au sein de SOMIVAR a dramatiquement chuté depuis l’arrivée, il y a quatre ans, de ce responsable. Chiffres à l’appui, un délégué des protestataires a précisé que leur unité n’est pas en mesure, aujourd’hui, d’atteindre le chiffre d’affaires annuel de 28 milliards, qu’elle réalisait avant 2008. Soucieux de défendre leur outil de production, synonyme de gagne-pain, les grévistes, dont le nombre avoisine la centaine, réclament, de ce fait, « la suspension du processus de remise à niveau de la société jusqu’au remplacement de ce directeur par un responsable plus compétent ». Et d’enchaîner : « Nous exigeons que l’importante somme de 40 milliards, accordée par l’Etat dans le cadre d’un plan d’assainissement de SOMIVAR, soit rationnellement utilisée ». Ce responsable qui « a dépassé largement l’age du départ en retraite doit impérativement partir », ont-il clamé. Une source proche de la direction générale de SOMIVAR affirme, elle, à contrario, que la relance de la production est possible, tout en appelant à l’arrêt de cette grève.
Salim Haddou
