Comme de coutume, le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Daho Ould Kablia, a rencontré hier les représentants des médias nationaux et étrangers pour faire le bilan des élections législatives et donner les résultats définitifs.
Se félicitant, en préambule du taux de participation appréciable, selon lui, de la population, le ministre de l’Intérieur a reconnu, néanmoins, que des irrégularités ont pu être relevées , chose qu’il dédramatise, indiquant qu’elles n’ont eu aucun effet sur le déroulement des élections. «Le peuple algérien a fait preuve d’un sens élevé de civisme et de maturité et a administré une leçon à tous ceux qui misaient sur un fort taux d’abstention», a mis en exergue Ould Kablia, avant d’ajouter que ajoutant que le vote s’est déroulé en «toute sécurité sérénité et calme», feignant d’ignorer, ou du moins minimiser les innombrables irrégularités et violences qui ont marqué certains bureaux de vote à travers le pays. « Aucune force ne pourra dicter ses lois et dire quoi faire à un pays qui a mené une guerre de libération et a souffert des affres du terrorisme », a-t-il indiqué face aux journalistes nationaux et étrangères. « Ce n’est pas aujourd’hui qu’une force étrangère nous montrera qu’est-ce qu’il faut faire », a-t-il ajouté en réponse à une question sur les moyens de prévenir l’Algérie contre un éventuel « Printemps arabe ». Concernant l’évaluation de ces législatives, le ministre a affirmé que « seules la satisfaction et la confiance du peuple algérien comptaient », alors que l’avis des observateurs « ne vient qu’en second plan ». A une question relative à l’annonce du président de la République quant à « la fin de mission de la génération qui a libéré le pays », le ministre de l’Intérieur a préféré battre en touche cette question, invitant le journaliste à passer dans son bureau afin de récupérer sa démission. Réponse qui a provoqué un fou rire dans la salle. Quant à celle en rapport avec les nombreuses irrégularités lors de la journée de vote, le ministre n’a pas accordé trop d’importances, justifiant qu’il fallait s’y attendre.
« Le peuple en 1991 a voté une sanction contre le FLN, en 2012 c’est un vote refuge en faveur du FLN », a déclaré le ministre.
Commentant les résultats du voté le ministre de l’Intérieur a fait une déclaration inattendue : « Le peuple en 1991 a voté une sanction contre le FLN, en 2012 c’est un vote refuge en faveur du FLN », a déclaré le ministre. Ensuite, à l’endroit de ceux qui ont appelé au boycott, le ministre semblait se réjouir que ces appels n’aient pas été entendus.
Ferhat Zafane

