L’affaire de la décharge publique, centre d’un conflit et d’une polémique entre l’APC de Seddouk et les habitants d’Akhnak, semble loin de connaître son épilogue. Elle est en passe de s’inscrire dans la durée, tant les citoyens, qui avaient décidé il y a plusd’un mois de la fermeture de cette décharge, campent toujours sur leur position en continuant à s’opposer à toute proposition émanant de l’APC.
Une situation inédite qui s’installe au niveau de la ville et des villages de la commune, devenus des poubelles à ciel ouvert où des tas d’ordures ménagères s’amoncellent partout. Le mouvement associatif, regroupant tous les comités des villages et quartiers de la commune, n’est pas resté insensible à cette situation qui fait de Seddouk la commune la plus sale, et s’est impliqué pour tenter de trouver une solution à un problème qui n’a que trop duré. Ainsi, une réunion regroupant tous les comités a été programmée, mercredi passé à 17h, au niveau de la salle des fêtes de la municipalité. Mais, en l’absence des notables du village Akhenak, elle a été ajournée.
Nacer Ikhnache, porte parole de ce mouvement associatif, a demandé aux présents d’être patients et d’attendre la prochaine réunion où prendront part les représentants d’Akhnak pour débattre de ce conflit. La question que le commun des mortels se pose est : « Pourquoi le conflit, de même nature, ayant opposé l’APC d’Akbou au village Biziou, a trouvé son épilogue, suite à l’arrangement à l’amiable entre les deux parties, ce qui a abouti à la réouverture de la décharge publique il y a une dizaine de jours, alors que celui opposant l’APC de Seddouk aux citoyens du village Akhnak perdure toujours. Seddouk, qui est une destination très prisée par les touristes qui viennent visiter le mausolée de Cheikh Aheddad à longueur d’année, outre les milliers d’automobilistes de passage quotidiennement par la RN74 qui traverse son territoire, ne mérite pas de montrer à ses hôtes un visage aussi lugubre. Il faut aussi noter que les décharges sauvages, aux abords des routes, que l’on croyait disparues il y a quelques années, font leur réapparition aujourd’hui avec des amoncellements d’ordures ménagères sur les accotements.
A qui profite donc ce pourrissement dans la commune de Seddouk ?
Les grandes chaleurs arrivent et les maladies, les puanteurs pestilentielles et à la prolifération de mouches, moustiques, chats, chiens et rats, pointent du nez.
L. Beddar

