l Une forte explosion a été entendue, avant-hier en fin d’après-midi dans le maquis de Mazer situé entre Dellys et Tigzirt, à 65 km à l’est de Boumerdès.Des sections de l’ANP procédaient à ce moment précis au déminage d’un sentier jouxtant le lieudit Treizième. Et l’on ne déplore heureusement, aucune victime dans les rangs des militaires, suite à la déflagration. A intervalles réguliers la BMPJ la garde communale, les forces locales de l’ANP poursuivent le harcèlement des hordes intégristes ayant refusé de rallier l’ordre public.les maquis s’étendant de Sidi Ali Bounab à Mizrana sont, en fait, réinvestis par les forces combinées de sécurité depuis deux semaine. Près de 10 000 soldats sont pratiquement sur le pied de guerre.“Ici” se terrent, dit-on, les éléments les plus dangereux de Yahia Abou El Haythem, de son vrai nom Hamid Saâdaoui ex-bras droit de Hassan Hattab. “On a pris attache, depuis une année avec leurs proches pour les inciter à la repentance. et ils persistent dans leur égarement” témoigne un chef-patriote en parlant des terroristes encore en cavale. leur nombre ? “Il sont plus de 200 éléments, à l’est de Boumerdès” répond notre interlocuteur ajoutant que dans de nombreuse autres communes de la wilaya, on signale des groupuscules de terroristes de 5 à 12 éléments. Affiliées à katibet El Ansar, sur l’axe Baghlia, Mizrana, les hordes islamaistes “irréductibles” grossissent constamment leurs rangs, parallèlement à leur tentative de réactiver leurs réseaux dormants.
Nouvelles recrues du GSPCAgé de 19 ans et répondant aux initiales Y. C., un jeune a pris le maquis, il y a deux semaines, dans la circonscription de Benchoud. originaire d’un village agricole voisin, cet adolescent n’a pas donné signe de vie, a-t-on précisé, depuis le début du mois courant. l’information faisant état de son basculement dans la violence islamiste fut confirmée, il y a moins de cinq jours. Enrôlement de force, ou suite à un endoctrinement intégriste ? La question taraude les observateurs locaux de la scène sécuritaire. Il y a eu près d’une quarantaine de repentis en moins d’une année, à Boumerdès. Dans le même temps, presque le même nombre de personnes rejoint les maquis. Quadrature du cercle ?
Salim Haddou
