En raison, entre autres, du passage du nombre de députés de 389 à 462, dont 143 femmes, l’hémicycle du boulevard Zirout Youcef s’est offert un toilettage et un nouveau look pour accueillir ses nouveaux élus, lors de la première session plénière prévue ce samedi.
A cet effet, l’hémicycle a été réaménagé et les sièges désormais revêtus de vert au lieu de bleu. Par ailleurs, la cabine de presse a été réaménagée et dotée d’un espace supplémentaire pour l’exploitation et la documentation au profit des médias. Les nouveaux députés, dont le nombre exact est tributaire de la promulgation officielle par le conseil constitutionnel, seront accueillis à la chambre basse du parlement, à partir d’aujourd’hui, pour recevoir un dossier complet contenant un exemplaire de la Constitution, le règlement intérieur de l’APN ainsi que les nouvelles lois qui s’inscrivent dans le cadre des réformes politiques annoncées “afin d’accomplir pleinement leur mission”. Pour ce qui est de la présidence de cette illustre assemblée, il y a lieu de signaler que, conformément à l’article 2 du règlement intérieur de l’APN, la première session de cette législature sera présidée par le doyen des députés, assisté des deux plus jeunes. Cette première séance plénière sera consacrée à l’appel des députés, à la constitution de la commission de validation de la qualité de membre et à l’élection du nouveau président de l’Assemblée.
Qui succédera à Abdelaziz Ziari ?
Il n’est un secret pour personne que le futur président de l’APN sera issu des rangs du FLN, pour son large succès aux dernières législatives, comme lors de la précédente législature. D’aucuns avancent que la question relative au nom du nouveau président semble avoir été déjà tranchée. C’est ainsi, que le nom du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraoubia, circule avec insistance dans les milieux «informés», pour la succession d’Abdelaziz Ziari, au poste de président de l’Assemblée populaire nationale. A trois jours de l’installation de la nouvelle Assemblée, soit dix jours après la date du scrutin, comme le stipule la Constitution, les choses semblent être claires. Rappelons que les législatives ont été largement remportées par le FLN, avec 221 sièges. Le RND et l’Alliance de l’Algérie verte arrivent loin derrière, avec respectivement 70 et 47 sièges, selon les résultats annoncés par le Conseil constitutionnel. Les 462 sièges de l’APN, qui n’en comptait que 389 auparavant, seront répartis entre 27 partis politiques, dont 9 nouvellement agréés, et des députés indépendants.
Les femmes en force
En décrochant 145 sièges sur les 462 sièges que comptera la future APN, le taux de représentation de la gente féminine est porté à 31,38%, au moment où il était à peine de 8% dans la précédente Assemblée nationale. Comparées à leurs consœurs tunisiennes, les femmes algériennes sont désormais légèrement plus représentées, puisque à l’Assemblée constituante tunisienne elles n’ont obtenu que 29% des sièges. Au Maroc, la part des femmes au Parlement est de 17%, alors qu’en Egypte elle est de 2%.
Le scrutin algérien conforte une tendance maghrébine à une plus forte représentation féminine. C’est ainsi qu’il y aura 145 femmes représentant plusieurs partis politiques à l’Assemblée nationale.
Ferhat Zafane

