Le wali plaide pour la réouverture des carrières fermées

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Le wali de Béjaïa, M. Ahmed Hamou Touhami, s’est offusqué par le fait que sur 31 carrières d’agrégats, que compte la wilaya, 17 sont fermées à l’exploitation à cause des oppositions de citoyens.

Lors de la visite qu’il a effectué avant-hier, notamment dans les communes de Bouhamza, M’Cisna et Beni Djellil, où il procédé au lancement des travaux de modernisation du CW35 et de deux chemins communaux, le wali de Béjaïa, M. Ahmed Hamou Touhami, s’est offusqué par le fait que sur 31 carrières d’agrégats, que compte la wilaya, 17 sont fermées à l’exploitation à cause des oppositions de citoyens. Les motifs avancés sont la pollution de l’air, les poussières et les nuisances sonores. «Comment voulez-vous qu’on vous construise des chemins de wilaya, des routes nationales et la pénétrante autoroutière, si on ne dispose pas de matières premières, dont le gravier », a martelé le wali devant les citoyens qui réclamaient encore plus de routes. Et d’ajouter que « le comble, c’est qu’on ne peut même pas ouvrir d’autres carrières, puisque, aussitôt celles-ci mises en activité des citoyens de la région accourent pour exiger leurs fermetures en invoquant des motifs qui sortent de leur imagination, oubliant que le développement a un prix et qu’il faut payer en argent, en effort fourni et en écologie». Pour l’instant, les entrepreneurs s’approvisionnent en gravier depuis la wilaya de Sétif, quitte à le payer beaucoup plus cher. Mais viendra un jour où les Sétifiens ne livreront plus, parce que leur production suffirait juste à leurs propres besoins. Les citoyens de Béjaïa doivent faire l’effort nécessaire pour permettre aux carrières d’agrégats de fonctionner, s’ils veulent avoir de belles routes. S’agissant de la visite proprement dite, le wali a lancé à Bouhamza, les travaux de réfection et de modernisation, sur 40 km, du CW35, entre Amalou et Bouhamza, pour un montant global de 100 milliards de centimes. Le projet est divisé en deux lots, le premier (19kms) est confié au groupement SNTP, ETR et GESITP, le second (21kms) aux entreprises EPTR et SUD-EST. Le DTP de Béjaïa, M. R. Ourabah, précise que les cinq entreprises retenues sont publiques. A M’Cisna, il s’agissait de l’entretien d’un chemin communal de 12 km, qui relie la commune aux villages d’Imoula et d’Ighil Melloulen, pour un montant de 42 809 130 DA. L’ordre de service a été donné le 8 mai 2012, et le délai réalisation est de 3 mois. L’autre chemin communal qui bénéficiera du même traitement que celui de M’Cisna, est le chemin communal de Beni Djellil, sur une distance de 11 km et qui relie Beni Djellil au CW15. Le coût de l’opération s’élève à 48 287 070 DA, l’ODS a été notifié le 7 mai 2012 et le délai de réalisation est de 3 mois.

B. Mouhoub

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